Fmsb en 1983

Pages: 20 (4870 mots) Publié le: 4 juillet 2013
L'armée française à Beyrouth en FMSB
Les Occidentaux vont s'y reprendre à deux fois pour venir en aide au Liban au début des années 80. En août 1982 d'abord, durent trois semaines, puis en septembre de la même année. Jusqu'en mars 1984. Israël envahit le Liban le 6 juin 1982. Un été de guerre qui doit changer la face du Proche-Orient. C'est l'opération ' Paix en Galilée '. L'objectif desIsraéliens est de briser l'appareil militaire de l'OLP. Dès le 9 juin, les blindés du général Ariel Sharon atteignent les abords de Beyrouth. Une cavalcade foudroyante. Mais les Palestiniens ont transformé la capitale libanaise en camp retranché. Les bombardements de l'artillerie et de l'aviation israéliennes ne parviennent pas à briser le hérisson palestinien. Les dégâts dans la population civile sonténormes : 30 000 blessés et 6 800 morts, dont 1 100 combattants seulement. Le reste, des civils. Ce matraquage par l'aviation provoque l'émotion de l'opinion publique internationale; Une fracture s'ouvre à l'intérieur même d'Israël. L'état-major de Tsahal hésite à engager son infanterie dans Beyrouth. Ce serait trop meurtrier. Il n'y aura pas de bataille de Beyrouth. Le 12 août un cessez-le-feu estsigné. Le 20, le gouvernement libanais demande, sous l'égide de l'ONU, la mise en place d'une Force multinationale d'interposition. Les Etats-Unis (800 hommes), le France (800 ) et l'Italie (400) mettent en place cette FMI, chargée d'évacuer les Palestiniens. Les Français baptisent l'opération : « Epaulard « . Le détachement est placé aux ordres du général Jacques Granger, le patron du groupementaéroporté d'Albi (GAP). Ancien chef de corps du 9éme RCP à Toulouse, Granger est passé général à 49 ans. Un brillant. Son GAP est constitué par les meilleures unités des troupes parachutistes : le 3éme R.P.I.Ma de Carcassonne du Lieutenantcolonel Roudeillac, le 2éme R.E.P. De Calvi du Lieutenant-colonel Janvier, et de deux groupements plus réduits : une compagnie du 17éme R.G.P. De Montauban, unescadron d'AML du R.I.C.M. De Vannes. Leur mission initiale paraît simple : Assurer dans l'ordre et la sécurité le départ des combattants palestiniens de Beyrouth. Le deuxième volet est plus ambigu : Restaurer la souveraineté et l'autorité du gouvernement libanais. La durée de la vie de la FMI est limitée. Son mandat doit s'achever le 14 septembre. Les Français sont les premiers sur place, le 21août. Ils tiennent le port et vont permettre à Yasser Arafat et à son état-major d'embarquer pour la Grèce. Le dispositif des paras est suffisamment dissuasif pour tenir à distance les agents israéliens. Ceux-ci sont embusqués dans les immeubles du secteur chrétien, avec des appareils photo équipés d'énormes téléobjectifs. Les agents israéliens prennent des milliers de clichés, pour nourrir leurtrombisnoscope du terrorisme proche-oriental. Aucun Palestinien n'est abattu au cours de cette manoeuvre à hauts risques. Mais

on relève tout de même neuf morts, tués par balles perdues dans l'ahurissante fantasia du départ. Tous les fedayins ont fait cracher leurs armes, kalachinikov, scorpion, ingram, dragonov, M16, douchka. L'utime parade de désespoir et de défi du Fatah. Le 1er septembre, prèsde 14 000 combattants palestiniensont quitté Beyrouth. La FMI se retire dix jours plus tard. Les Français sont les derniers à partir, le 13 septembre. Un jour trop tôt peut-être. Ce départ laisse un vide dangereux. Dès le lendemain, le 14 septembre, le jeune président élu Bechir Gemayel est assassiné. Un militant libanais pro-syrien a fait sauter l'immeuble où il se trouvait. On reléve 14 morts. Ony voit la main de la Syrie et même celle d'Israël. Chrétien et nationaliste, rebelle à toute tutelle, « Cheikh Bechir « gênait autant Damas que Jérusalem. Sa mort ruine tous les espoirs d'un Liban indépendant et uni. Tsahal entre le 15 septembre dans Beyrouth-ouest. Des militaires chrétiens en profitent pour entrependre le ratissage et le nettoyage des camps palestiennens de Sabra et...
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