Francais

1843 mots 8 pages
Le châtiment suprême de la peine de mort, question hautement sensible encore aujourd'hui dans des pays comme la Chine ou les États-Unis. Maximilien Robespierre, dans un discours de 1791, VH dans un roman, Le Dernier jour d'un condamné en 1832 et Albert Camus dans ses Réflexions sur la guillotine en 1957,ont cherché à convaincre de son abolition.

Comment ?

Chez Robespierre, dirigeant de la Révolution française et futur chef d'orchestre de la Terreur, l'argumentation est directe. Il s'adresse aux législateurs, en s'appuyant sur un argument d'autorité : la peine de mort est contraire aux lois divines. Son discours s'articule sur deux preuves complémentaires : la peine de mort dérègle l'ordre social et elle est inefficace en matière d'ordre public car elle ne dissuade pas. Enfin, pour Robespierre, peine de mort et pays libre sont antinomiques. Deux cents ans plus tard Camus rejoint Robespierre sur la question du désordre social créé par la peine de mort. Mais, ne s'adressant pas à des Parlementaires, son argumentation directe également s'appuie sur un exemple, une narration exemplaire, le récit, tiré de sa vie personnelle, de l'expérience de son père, partisan de la peine de mort avant d'avoir assisté à une exécution, mais totalement bouleversé après. Le dégoût profond qui en résulte permet à Camus de tirer une conclusion générale sur la nécessité de l'abolition. Moins que des vérités éternelles c'est d'un homme exemplaire, archétypal, qu'il tire la force de son argumentation.

La démarche d'Hugo s'éloigne des précédentes en ce qu'elle va chercher dans la fiction une argumentation totalement indirecte et qui, à aucun moment, ne réclame l'abrogation de la peine capitale. En créant un personnage fictif qui s'exprime à la première personne Hugo va mettre en œuvre le pathétique, donner à la peine de mort une force propre, obsédante, inquiétante, écrasante, mort avant la mort, et de ce fait lui retirer tout pouvoir de justice contre un criminel. Au contraire, son

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