Germinal

Pages: 13 (3230 mots) Publié le: 23 février 2011
|1. Introduction à l'œuvre |  |
|« Germinal ! Germinal ! Germinal ! » Le 5 octobre 1902, tel est le cri unique que scande une délégation des mineurs de Denain, | |
|venue accompagner Zola jusqu'à sa dernière demeure. Dans leur cour, comme dans l'esprit d'un grand nombre de ses lecteurs| |
|ultérieurs, l'auteur des Rougon-Macquart est avant tout celui de Germinal. Ainsi cette œuvre « définit-elle » l'écrivain mieux que | |
|l'article célèbre du 13 janvier 1898, paru dans L'aurore : sous le titre J'accuse, Zola s'adressait au président de la République | |
|pour défendre celui donc le nom résume l'affaire la plus importante du tournant du siècle, l'affaireDreyfus. | |
|Quel chemin parcouru ! En 1885, Zola n'était déjà plus le fils d'un immigrant italien, piètre élevé promis à une vie peu | |
|glorieuse... En 1885, Zola s'est affirmé comme le chef de file d'un groupe d'écrivains et le théoricien d'un nouveau mouvement | |
|littéraire, le naturalisme. Français depuis 1862, il a suscité le scandale avec son romanThérèse Raquin (1867), et, surtout, il a | |
|entrepris une œuvre immense, Les Rougon-Macquart, « histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire », dont | |
|Germinal est le treizième volume ; parallèlement à ce travail de création romanesque, Zola s'est montré le théoricien du | |
|naturalisme en publiant Le Roman experimental (1880), Les Romanciers naturalistes(1881) et Le Naturalisme au théâtre (1881). Comme| |
|Voltaire, et comme tous les grands polémistes, Zola « écrit pour agir », et ne rechigne pas à la tâche. Sa vie est entièrement | |
|consacrée à la composition de son vaste projet ; «nulla dies sine linea », sa devise, le prouve, puisqu'elle signifie : « aucun | |
|jour sans [écrire] une ligne ».| |
|Les mineurs du cimetière Montmartre avaient raison : Zola, c'est d'abord « l'homme de Germinal », celui qui donnait aux journaux | |
|socialistes l'autorisation de reproduire son roman avec des mots comme les suivants :  « Prenez Germinal et reproduisez-le. Je ne | |
|vous demande rien puisque votre journal est pauvre etque vous défendez les misérables » (réponse de Zola au Peuple de Bruxelles, | |
|15 novembre 1885). | |
|À bien des égards, Germinal semble un roman « daté », dont le temps a érodé la portée : la fermeture du dernier puits d'extraction | |
|de charbon, le 21 décembre 1990, dans lePas-de-Calais, a transformé l'œuvre de Zola en témoignage historique au mieux, en document| |
|contestable au pire. L'histoire contemporaine n'a pas ménagé davantage la valeur politique du roman : la « lutte du capital et du | |
|travail » a certes marqué le début du XXe siècle, mais elle a ensuite cédé la place à de nouveaux comportements, à des « consensus | |
|» impensables en 1885...Quant à l'exemplarité litteraire du treizième volume des Rougon-Macquart, elle reste problématique : comme| |
|certains critiques le remarquaient dès la parution, si Zola n'abandonne pas les principes du naturalisme dans, Germinal, il ne | |
|cesse de les dépasser. | |
|Sans doutefaut-il, des lots, expliquer autrement pourquoi ce roman a connu un succès constant et suscite encore aujourd'hui la | |
|même admiration et la même émotion qu'il y a un siècle. | |
|Œuvre romanesque, « réaliste », « politique », Germinal étonne toujours par sa force symbolique : Zola, en effet ne présente pas |...
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