La liberté chez rousseau

Pages: 7 (1569 mots) Publié le: 11 août 2013
Étudiant Erasmus

Dissertation 1. Exercices de philosophie II.

<<L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. >>

Ainsi commence l’archiconnue œuvre de Jean-Jacques Rousseau Du contrat Social. Et bien, quelle est la cause de cette privation de liberté ? Si nous tous sommes nés libres, pourquoi est-ce que ne pouvons-nous pas jouir de cette liberté ?<<La nature commande à tout animal, et la bête obéit. L'homme éprouve la même impression, mais il se reconnaît libre d'acquiescer, ou de résister; et c'est surtout dans la conscience de cette liberté que se montre la spiritualité de son âme: car la physique explique en quelque manière le mécanisme des sens et la formation des idées; mais dans la puissance de vouloir ou plutôt de choisir, et dans lesentiment de cette puissance on ne trouve que des actes spirituels, dont on explique rien par les lois de la mécanique>>. Voilà une des thèmes plus touchées dans la philosophie moderne. Ces comparaisons entre les animaux et les hommes servent à mieux distinguer ce qui est caractéristique, ce qui est propre de l’homme. Aristote différencie les hommes des animaux par la raison. Descartespar la res cogitans. Et Rousseau ? <<Je ne vois dans tous animal qu'une machine ingénieuse, à qui la nature a donné des sens pour se remonter elle-même, et pour se garantir, jusqu'à un certain point, de tout ce qui tend à la détruire, ou à la déranger. J'aperçois précisément les mêmes choses dans la machine humaine, avec cette différence que la nature seule fait tout dans les opérations dela bête, au lieu que l'homme concourt aux siennes, en qualité d'agent libre. L'un choisit ou rejette par instinct, et l'autre par un acte de liberté; ce qui fait que la bête ne peut s'écarter de la règle qui lui est prescrite, même quand il lui serait avantageux de le faire, et que l'homme s'en écarte souvent à son préjudice. C’est ainsi qu’un pigeon mourrait de faim près d’un bassin rempli desmeilleurs viandes, et un chat sur des tas de fruits ou de grains, quoique l’un et l’autre pût très bien se nourrir de l’aliment qu’il dédaigne, s’il s’était avisé d’en essayer. C’est ainsi que les hommes dissolus se livrent à des excès qui leur causent la fièvre et la mort parce que l’esprit déprave les sens, et que la volonté parle encore quand la nature se tait… Mais, quand les difficultés quienvironnent toutes ces questions laisseraient quelque lieu de disputer sur cette différence de l’homme et de l’animal, il y a une autre qualité très spécifique qui les distingue et su laquelle il ne peut y avoir de contestation : c’est la faculté de se perfectionner, faculté qui, à l’aide des circonstances, développe successivement toutes les autres et réside parmi nous tant dans l’espèce que dansl’individu ; au lieu qu’un animal est au bout de quelques mois ce qu’il sera toute sa vie, et son espèce au bout de mille ans ce qu’elle était la première année de ces mille ans. Pourquoi l’homme est-il sujet à devenir imbécile ? N’est-ce point qu’il retourne ainsi dans son état primitif et que, tandis que la bête, qui n’a rien acquis et qui n’a rien non plus à perdre, reste toujours avec soninstinct, l’homme reperdant par la vieillesse ou d’autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquérir, retombe ainsi plus bas que la bête même ? >>. En plus de liberté, Rousseau parle de perfectibilité comme un des éléments qui différencient l’homme de l’animal. Rousseau affirme, en effet, l’existence d’une liberté chez les hommes. Un libre arbitre qui est une des principalesdifférences entre les hommes et les animaux. Alors, ces ‘fers’ dont il parle, de quoi s’agitent-ils ? Rousseau fait référence au joug, à la domination, la privation de liberté politique, aux peuples qui sont contraints d’obéir, à l’ordre social. Cette domination, affirme Rousseau, n’est pas du tout naturel. <<Mais l’ordre social est un droit sacré qui sert de base à tous les autres....
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