Le poète, l’autre et la cité

2736 mots 11 pages
A la lecture d’Alcools de Guillaume Apollinaire, de Discours, derniers vers de Pierre de Ronsard, du Spleen de Paris de Charles Baudelaire et de Sagesse de Paul Verlaine, des points communs peuvent être dégagés. Evidemment, ces quatre ouvrages sont des ouvrages poétiques, à cela près que le Spleen de Paris est écrit en prose. Ce qui ne le distingue pour autant pas tant que ça des trois autres. Par ailleurs, bien que Discours, derniers vers fut publié en 1586, soit près de trois siècles avant Baudelaire, les ouvrages d’Apollinaire, de Baudelaire et de Verlaine sont contemporains les uns par rapport aux autres (ils datent de 1869 pour Baudelaire à 1913 pour Apollinaire –Sagesse datant de 1880), n’ayant que quarante quatre ans d’écart. Ainsi, alors que la « violente nostalgie », selon les termes de D. Poirel, pourrait peut-être plus se ressembler pour les trois auteurs de la fin du XIXème-début du XXème, elle serait de tout autre ordre pour Ronsard ; c’est ce que l’étude des œuvres nous révèlera. Pour l’heure nous nous contenterons de nous demander si le poète a bel et bien une « violente nostalgie d’un ailleurs ou d’un jadis indéfinissable » ou pas. Evoquant d’abord la possibilité que cette affirmation ne soit basée que sur la vie du poète en dehors de son œuvre, nous poursuivrons par essayer de démontrer que cette affirmation n’est vraie que pour un poète uniquement par rapport à son œuvre de poète ; avant de constater qu’elle ne prend toute sa signification lorsque la vie du poète se mêle véritablement à son œuvre et vice-versa.

Lorsque l’on s’intéresse de près ou même de loin à la biographie de chacun de ces quatre auteurs, on se rend bien vite compte que chacune d’elles fut mouvementée. Il suffirait ensuite de chercher l’élément de la vie de chacun d’eux pourrait être à l’origine d’un jadis ou d’un ailleurs. Et lorsque l’on s’essaie à ce petit exercice, on se rend aussi bien vite compte que cela marche à tous les coups ! Apollinaire fut épris de plusieurs

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