Question d'éthique : eugénisme

2445 mots 10 pages
CHERRY Gaëlle. Louvain-la-Neuve, le 15 Janvier 2013
DROI11BA 2012 – 2013

Question de sciences religieuses : question d'éthique.

Titulaire du cours : Mr. Scolas. Dans quelle mesure est-il moral d'utiliser la recherche sur les embryons in vitro et ses résultats dans un but eugénique ?

Premièrement, il convient de définir la recherche sur les embryons in vitro telle qu'elle est envisagée par la législation belge[1]. Elle s'exécutera donc exclusivement sur des embryons surnuméraires, dans un but thérapeutique et/ou médical sous la surveillance de personnes considérées comme qualifiées. En second lieu, qu'entend-t-on par le terme « eugénisme » ? Étymologiquement, le mot vient du Grec eu ( bien ) et gennân ( engendrer ), ce qui littéralement lui donne le sens de « bien naître ». L'eugénisme serait un processus visant à trier les embryons afin de ne faire naître que les plus aptes. Il est également courant de faire la différence entre l'eugénisme négatif, qui consiste à empêcher les personnes inaptes à se reproduire et l'eugénisme positif qui au contraire, encourage les personnes aptes à se reproduire.

Historiquement, ce qui a permit l'émergence d'une pensée eugénique sont, premièrement et sur le principe la théorie darwiniste faisant appel à la sélection naturelle.
Le terme eugénisme est d'ailleurs utilisé pour la première fois en 1883 par Sir Francis Galton, un cousin de Charles Darwin. L'eugénisme serait donc une interprétation du darwinisme par Galton. Pour ce dernier, les systèmes d'aide sociale, hôpitaux,.. empêchent la sélection naturelle d'opérer et donc d'éliminer les inaptes. L'humanité se retrouverait alors de plus en plus embarrassée par un « fardeau génétique » que l'on pourrait facilement éviter à l'aide de mesures eugéniques.
Deuxièmement, sur le mécanisme, ce sont Gregor Mendel et ses lois de l'hérédité en 1865, Thomas Morgan qui établi le lien entre l'hérédité et les chromosomes, et Watson et Crick en 1953 qui découvrent la

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