Sujet900

Pages: 5 (2185 mots) Publié le: 30 juin 2015
Devoir surveillé de

FRANÇAIS
SYNTHÈSE

Samedi 2 février 2008
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Durée : 4 heures

Mathématiques supérieures 1 et 2

Cette épreuve de français est destinée à faire apparaître vos qualités de synthèse.
Rédigez à partir des extraits qui suivent une synthèse qui confrontera, de façon structurée, les
différents points de vue exprimés (chaque point sera rapporté à son auteur, en précisantle
nom de celui-ci).
Cette note de synthèse comportera 400 mots maximum (aucune tolérance n’est accordée).
Vous devrez impérativement inscrire sur votre copie le nombre de mots utilisés.
Il sera tenu compte de l’orthographe et de la qualité de l’expression.

Liste des extraits
Texte n° 1 : ALAIN, Propos sur l’éducation, 1932.
Texte n° 2 : Bruno BETTELHEIM, Survivre, 1952.
Texte n° 3 : Jean-PierreCHEVENEMENT, Apprendre pour entreprendre, 1984.
Texte n° 4 : Jacqueline de ROMILLY, L’Enseignement en détresse, 1986.

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TEXTE N° 1
On remarque qu’il y a beaucoup d’illettrés. Mais comment en serait-il autrement ? Les
programmes de l’enseignement primaire vont au-delà du ridicule. Les écoles sont des
universités en raccourci, où un seul maître, à qui il est demandépremièrement de savoir tout,
a la charge de parler de tout en des leçons d’une demi-heure, et qu’il doit toutes préparer sur
quelques feuilles, à la manière des conférenciers. Dans le fait, le maître a bientôt oublié cette
ambitieuse pédagogie, et, en revanche, il apprend son métier. Quand ses élèves savent lire,
écrire et compter, il est assez content. Cependant un conseil de beaux parleurs recherche sil’on n’a point oublié dans les programmes, quelque connaissance qu’il soit utile d’avoir,
hygiène, agriculture, cuisine, physique, chimie, sociologie, morale, esthétique ; et les beaux
parleurs croient avoir fait quelque chose. Il arrive que les maîtres, surtout jeunes, se plaisent à
discourir ; et les élèves ne se plaisent pas moins à écouter ; c’est la ruse de la paresse. Mais
nul ne s’instruit enécoutant ; c’est en lisant qu’on s’instruit. Or s’il existe quelque part une
école modèle, où l’emploi du temps soit suivi de point en point, où se déroulent d’ingénieuses
leçons, éclairées d’expériences simples, où les enfants font voir par l’immobilité, par le feu
des regards, tous les signes de l’attention passionnée, vous pouvez être assuré que les élèves
n’y savent point lire. […]
Ecrire etcompter, cela s’apprend assez vite. Lire, voilà le difficile, j’entends lire
aisément, vivement, sans effort, de façon que l’esprit se détache de la lettre, et puisse faire
attention au sens. J’ai connu un illettré, d’âge militaire, qui avait l’ambition d’apprendre à
lire, et qui parvint péniblement à épeler. Comme un de ses camarades lui demandait : « Que
dit ton journal ? » il répondit « Je n’ensais rien. Je lis » ; c’est qu’il était tout occupé à
traduire les lettres en sons ; cela occupait toute sa pensée. Il faut dépasser ce moment, qui est
celui de la lecture esclave ; or, communément, l’homme fait n’y arrive point ; l’enfance le
peut, mais à condition de lire et encore lire. S’il sort de l’école encore bredouillant et
ânonnant, il n’aura point le goût de lire ; il oubliera même le peuqu’il sait. Si j’étais le chef
des beaux parleurs, j’aurais bientôt renvoyé chez le boucher le cœur de veau et le mou de
veau. Toutes les leçons seraient de lecture : on lirait l’histoire, la géographie, l’hygiène, la
morale ; et si on retenait de toutes ces lectures seulement l’art de lire, je jugerais cela
insuffisant. Je chasserais de nos écoles tous les genres d’éloquence, et même lescommentaires de lecture expliquée, qui n’ont point de fin. On lirait, on relirait, chacun tour à
tour lisant à haute voix, tous les autres lisant et suivant tout bas ; le maître surveillerait, et il
aurait assez à faire. […]
ALAIN, Propos sur l’éducation, 1932.

TEXTE N° 2
D’abord et surtout, il faut comprendre que la lecture n’est pas qu’un outil, dont
l’emploi peut être appris n’importe comment,...
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