99 Francs

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Un roman satirique : le culte de l’image, l’injonction au bonheur

À travers ses propos crus et durs, Beigbeder mène une analyse poussée de la société, de son mode de fonctionnement et de nos réactions de consommateurs. Au fil du texte est montré à quel point la société cherche la perfection : il faut être mince, intelligent, beau, « cool ». Il n'y a pas de temps pour les plaisirs simples, l'ennui est une preuve d'échec, il faut être actif tout le temps. Le bonheur a une image : la richesse. Plus le salaire est gros, plus on peut s'acheter de choses et plus on est heureux. Or l'auteur prouve à travers le personnage d'Octave combien cette image est faussée et surfaite. Avec un salaire conséquent de 13 000 euros par mois, Octave est incapable d'être heureux : il se drogue pour oublier, fait appel à des prostituées ou se masturbe de manière acharnée pour pallier son manque d'amour, et il doit jouer les hypocrites en permanence car il est incapable de s'affirmer. Les gens qui l'entourent ne sont pas des amis à qui il peut se confier : son image doit toujours être reluisante, il ne peut donc pas se plaindre de choses importantes, expliquer ses problèmes, compter sur eux. Chaque geste, chaque parole est transmise, décortiquée et jugée par tous ceux qui sont autour de lui. Il se doit de coller à son image de bonheur perpétuel. C'est la société qui pousse à un tel comportement car si le malheur n'était pas un tel tabou, la vie serait probablement plus facile à vivre.

L'image que la télévision et les médias nous renvoient sans cesse est complètement fausse, assène l’œuvre tout du long. Les vidéos sont tournées sous des angles avantageux, les images toutes retouchées, les acteurs entraînés à transpirer le bonheur....

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