Anthropologie d’un point de vue pragmatique

par

L’étude des sens

Dans son ouvrage, Emmanuel Kant ne se contente pas de s’intéresser au fonctionnement de la pensée chez l’homme. Il évoque également les rapports qu’a l’homme avec son milieu extérieur. Ces rapports ne peuvent être possibles que grâce aux sens dont dispose l’homme et qui lui permettent d’avoir une certaine perception des choses externes. L’étude de KANT se veut donc large dans le sens où elle prend également en compte les cinq sens de l’homme.

L’auteur commence par reconnaître l’effectivité de leur existence avant de faire ressortir le fait qu’ils peuvent faire l’objet d’une subdivision : « On ne peut convenablement distinguer ni plus ni moins de cinq organes des sens, suivant la nature de la sensation extérieure. Mais trois d'entre eux sont plus objectifs que subjectifs; c'est-à-dire que, comme intuitions empiriques, ils contribuent plus à la connaissance de l'objet extérieur qu'ils n'excitent la conscience de l'organe affecté. […] Les deux autres sont plus subjectifs qu'objectifs ». Voici donc dans le détail, et toujours selon KANT, ce à quoi aboutit cette subdivision : « Les sens de la première classe sont : le toucher (tactus), la vue (visus), et l’ouïe (auditus).— Ceux de la seconde classe sont : le goût (gustus), et l’odorat (oifoe­tus), tous purs sens de la sensation organique, qui sont comme autant d'issues extérieures dont se sert la nature pour enseigner à l'animal à distinguer les objets. » Tous ces sens génèrent des sensations qui font partie intégrante de la perception qu’a l’homme de son milieu extérieur. Mais pour s’adapter comme il se doit à l’environnement externe qui peut parfois s’avérer hostile, l’homme a également besoin de...

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