Anthropologie d’un point de vue pragmatique

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L’identité de l’homme en tant que sujet pensant

Se représenter l’homme comme un sujet pensant, est susceptible de renvoyer au « Cogito ergo sum » de DESCARTES. Pourtant il existe une légère différence entre les conceptions de ces deux auteurs, car tandis que DESCARTES fait de la conscience une substance, KANT en fait plutôt une activité de synthèse dont la finalité est de rendre possible l’unité de la conscience, et par conséquent de la personne. On constate donc à ce niveau une évolution par rapport à la forme de conscience observée pendant l’enfance et au cours de laquelle l’enfant ne fait que se sentir, se considérant comme faisant partie de l’ensemble constitué par l’environnement extérieur, ses parents, et tous les êtres humains ou animaux avec lesquels il interagit.

L’inclusion du « Je » dans son mode de pensée constitue une étape particulièrement importante dans le sens où l’usage de la première personne du singulier implique désormais la notion de responsabilité. Se lève alors une forme de voile et l’enfant est alors introduit de plein pied dans le domaine de ce qui est proprement humain. Il peut alors enfin avoir une véritable estime de lui-même.

Avec l’usage du « Je », l’égoïsme se met également en marche. KANT en dit d’ailleurs que « Du jour où l'homme commence à dire moi, il produit son cher lui-même partout où il peut, et l'égoïsme s'avance irrésistiblement, sinon d'une manière patente (car l'égoïsme des autres s'y oppose), au moins d'une manière cachée, avec une apparente abnégation de...

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