Cabot-Caboche

par

Résumé

         Le personnage principal du roman est un chien appelé Le Chien. Le roman commence à un moment où les parents de sa maîtresse Pomme, La Poivrée et Le Grand Musc – ainsi nommés car Le Chien les définit d’après leur odeur –, essaient de le forcer à manger sa soupe. Comme il refuse, on l’enferme dans la cuisine pour la nuit. En fait, Le Chien refuse de manger par empathie pour Pomme, qui est triste sans qu’il sache pourquoi.

         La nuit tombe et Le Chien s’endort ; il plonge alors dans ses rêves. Ses rêves sont en réalité des souvenirs et le roman devient alors, pendant plus de vingt chapitres, une série de retours en arrière. Ses problèmes commencent lorsque, emporté par la mer alors qu’il vit des vacances idylliques avec ses anciens maîtres, il échoue dans une décharge publique dangereuse. Il y fait la connaissance de Gueule Noire, un grand chien, qui lui apprend à se méfier de l’homme, imprévisible. Le Chien, rapidement, décide de partir et de rejoindre la ville.

         Pendant un long moment, il court de toutes ses forces pour atteindre la ville. Quand il y arrive enfin, il trouve que cela ressemble à la décharge « mais en plus éparpillé ». Le Chien manque de se faire renverser par une voiture mais un boucher prend sa défense et le nourrit. Il lui propose de rester mais Le Chien fuit.

         Convaincu par le boucher de la gentillesse des habitants de la ville, Le Chien se dit qu’il n’a qu’à choisir une maîtresse au hasard. Il se met à suivre une dame, mais un marchand de fruits prétend que Le Chien a uriné sur ses fruits. Le Chien s’enfuit alors que la foule s’agglutine et qu’un policier vient voir ce qui se passe. Il se cache dans une maison – « une décharge mise en ordre » – et se couche sur le canapé. Les personnes qui vivent dans cette maison le surprennent, croient voir un rat, et le chassent sans autre forme de procès. Le Chien se retrouve à errer seul dans la ville et dans la nuit.

         Comme il ne sait pas où aller, il choisit de retrouver le boucher gentil. Mais dans sa recherche il se fait attraper par la fourrière, où il devra être piqué s’il reste trois jours sans qu’un humain ne vienne le chercher. À ce moment, on a un court retour au présent, durant lequel Le Chien hurle à la mort en se remémorant ce souvenir terrifiant, et les parents de Pomme ragent d’être réveillés.

         Le Chien, et tous les autres chiens capturés, arrivent à la fourrière et voient les chiens qui ont dépassé les trois jours de délai se faire emmener pour être tués. Le deuxième jour, des journalistes, qui apparemment font cette démarche toutes les semaines, choisissent un chien et le mettent en avant pour que les familles l’adoptent. C’est un chien appelé Nasillard qui se retrouve sous le feu des projecteurs. Le troisième jour, on emmène Nasillard et les autres chiens commencent à paniquer. Une enfant capricieuse, la fille d’un couple de touristes, entre et choisit Le Chien parce qu’il mord.

         Le Chien découvre sa nouvelle maîtresse, qui est très possessive. Cette maîtresse, c’est Pomme. La nuit, Le Chien fait des cauchemars et Pomme, réveillée par son chagrin, le laisse venir dormir avec elle. Au fil des jours, Le Chien s’apaise et ne pleure plus. Le Chien se remémore dès lors des souvenirs heureux. Il songe au moment où Pomme a décidé de l’appeler Le Chien, refusant tous les noms stéréotypés tels que Médor ou Rufus. Mais la fin des vacances arrivent et la famille doit rentrer. C’est là que la relation entre Pomme et Le Chien se dégrade. Pomme ne veut plus jouer avec lui, l’abandonne, et les disputes avec les parents, autour du chien, se multiplient.

         Un jour que Le Chien est laissé seul avec La Poivrée, car Pomme est à l’école et Le Grand Musc au travail, il décide de partir. Le Chien, dans les rues de Paris, est enivré et effrayé par toute cette liberté nouvelle, il crie de joie. Le Hyéneux l’interrompt. C’est un chien d’apparence féroce mais en réalité adorable. Il accepte de l’aider à trouver son chemin.

         Ce faisant, Le Hyéneux lui présente son maître, Le Sanglier, avec qui il s’entend très bien : « ce n’est pas mon maître, c’est mon ami. » Le Hyéneux rééduque Le Chien : il lui enseigne par exemple quelle attitude adopter quand un homme attaque, et lui apprend la « séduction ».

         Comme Le Chien est en confiance, il se met à parler de Pomme et Le Hyéneux le rassure en justifiant le comportement de la petite fille. Elle vit un âge difficile, l’adolescence.

         Le Chien et Le Hyéneux vont chercher Le Sanglier à la gare. Le Chien se sent heureux avec eux. Il s’exclame que c’est un rêve. Amusé, Le Hyéneux dit qu’il veut lui prouver que ce n’en est pas un et lui fait traverser tout Paris pour le mener à un cimetière où, dit-il, les chiens, une fois morts, se transforment en arbres. Le cimetière est dominé par une mini-société de chats, dont le chef s’appelle l’Italien. L’Italien les invite à dîner. Émerveillé, Le Chien répète que ce doit être un rêve. Le Hyéneux ordonne alors à un chat de le griffer, pour lui prouver que c’est bien la réalité.

         Au mois de mai, Pomme tombe sur Le Chien par hasard dans la rue. Elle veut qu’il revienne et se résout à lui faire son mea culpa. Le Chien accepte de rentrer, et on retourne au présent.

         On comprend alors que, au moment où le roman commence, cela fait deux mois que Le Chien a retrouvé la famille et que son retour est la cause d’une atmosphère très malsaine. Les parents sont jaloux de lui et le persécutent. Pomme, qui souffre avec lui, refuse de s’alimenter.

         Cependant, les vacances arrivent et les parents acceptent d’emmener Le Chien, à condition qu’il fasse le voyage dans la caravane. Après négociation, Pomme accepte.

         Le voyage est long et quand la famille fait une pause sur la route, deux mains gantées s’emparent du Chien dans la caravane et le jettent dans la nature. La famille repart sans lui. Le Chien réfléchit et pense que c’est les parents qui lui ont joué ce mauvais tour. Il imagine sa vengeance. D’abord, il retrouve Le Hyéneux et Le Sanglier, qui l’aident à retrouver ses forces, en lui donnant à manger et en le laissant dormir pendant deux jours entiers. Une fois requinqué, Le Chien est paré pour sa vengeance.

         Alors qu’il s’apprête à partir à l’attaque, tous les animaux qu’il a rencontrés jusqu’alors dans l’histoire se réunissent autour de lui et lui disent qu’ils sont venus pour l’aider. Toute la troupe d’animaux se rend chez Pomme et saccage la maison. Une fois tout mis sens dessus dessous, tout le monde s’en va, sauf Le Chien, qui reste là à attendre le retour de la famille.

         Trois jours plus tard, ils rentrent. Pomme est très mal en point, elle n’a pas mangé depuis la disparition du Chien. Les parents constatent que seule l’affection du Chien la fait réagir.

À la fin, Pomme guérit et les parents acceptent enfin Le Chien.

 

         Cela dit, la fin du roman ne correspond pas à tout fait à la fin du livre. Cabot-Caboche présente, après l’histoire, un petit essai titré Ni dresseur, ni dressé, où Daniel Pennac décrit sa relation à l’animal. Il conclut par la formule suivante : « Quand on choisit de vivre avec un chien, c’est pour la vie. On ne l’abandonne pas. Jamais. Mettez-vous bien ça dans le cœur avant d’en adopter un ».

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