Cléopâtre captive

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Résumé

            Prologue

            Le prologue est prétexte à chanter les louanges d’Henri II (qui règne sur la France en 1553, au moment de la première représentation de la pièce), lequel se voit déifié.

 

            Acte I

            L’ombre d’Antoine (plus précisément de Marc Antoine, grand homme politique et général romain du Ier siècle av. J.-C.), l’époux d’Octavienne, elle-même sœur d’Octavien l’empereur, se lamente, seul en scène. Amoureux de Cléopâtre, il s’est mis tout le monde à dos : il s’est fait bannir de Rome, haïr d’Octavienne et des dieux, et se fait maintenant pourchasser par l’empereur.

            Cléopâtre entre, accompagnée de ses servantes Charmium et Eras. À son tour elle se lamente. Elle s’en veut d’avoir fait courir à sa perte un homme aussi puissant que Marc-Antoine et formule son désir de se tuer à son tour, préférant être morte que captive.

            Un chœur de femmes alexandrines intervient et rappelle l’impuissance des hommes face aux décisions des dieux, face au destin.

 

            Acte II

            Octavien discute avec ses amis Agrippa et Proculée de la situation, en particulier de l’orgueil de Marc-Antoine et du suicide probable de Cléopâtre. Octavien ne veut pas qu’elle passe à l’acte, car il tient à la garder en vie pour l’humilier. Il décide donc de tout mettre en place pour l’empêcher de se tuer.

            Le chœur intervient à nouveau, cette fois pour se faire l’écho des lamentations de Cléopâtre.

 

            Acte III

            Lors d’une entrevue avec Octavien, Cléopâtre essaie par tous les moyens d’attirer sa bienveillance, mais il se montre sans pitié, et toutes les tentatives de la puissante Égyptienne ne font qu’attiser les colères de l’empereur romain. Cléopâtre finit par proposer d’offrir sa fortune, mais Octavien est détrompé par Séleuque, un serviteur, qui lui annonce que l’offre est frauduleuse : Cléopâtre en effet ment sur l’étendue de ses richesses. Octavien ressort plus furieux que jamais.

            L’acte se clôt sur un dialogue entre le chœur et Séleuque qui, une fois encore, rappellent l’impuissance des hommes : « Pareille aux dés est notre chance humaine. »

           
            Acte IV

            Cléopâtre est en scène avec Charmium et Eras. Elle est résolue à se tuer dès que possible, et ce en se laissant mordre par deux serpents au venin mortel. En se lamentant sur ses douloureuses et funestes amours, Cléopâtre se prépare à mourir, devant Charmium, Eras et le chœur, pleins d’empathie pour elle.

 

            Acte V

            Proculée annonce et décrit le suicide de Cléopâtre. Octavien, furieux, considère qu’il a perdu dans sa lutte contre elle.

            Le chœur formule la morale suivante : « Mais tant y a qu’il nous faudra ranger / Dessous les lois d’un vainqueur étranger, / Et désormais en notre ville apprendre / De n’oser plus contre César méprendre, / Souvent nos maux font nos morts désirables, / Vous le voyez en ces trois misérables. »

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