Da Vinci Code

par

Un roman « historique » problématique

De nombreux lecteurs considèrent certes les thèses du Da Vinci code comme fondées, mais peut-on considérer ce livre comme un roman historique ? Le roman historique met d’ordinaire en scène une intrigue dans un cadre historique réel particulièrement présent, dont les événements avérés aident parfois à faire progresser l’action. Le lecteur peut se divertir tout en apprenant. Ce genre n’interdit pas à l’auteur de broder autour des faits mais il ne doit pas raconter des faits qui contredisent la vérité historique et scientifique. Par ailleurs les personnages, mêmes ceux qui sont fictifs, doivent être crédibles, et non en contradiction avec l’histoire, puisqu’ils doivent s’y intégrer harmonieusement de façon à ne pas la « gêner », la faire dévier.

Da Vinci code par certains aspects apparaît comme un roman historique soucieux d’exactitude. Dès la préface, Dan Brown signale : « Toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels sacrés sont avérées ».

Il faut cependant noter que les écarts entre la vérité historique et les thèses de Dan Brown sont très nombreux et importants. Ainsi l’Opus Dei est une organisation qui existe réellement mais que Dan Brown caricature pour en faire une société secrète. De même, il est catégorique sur l’existence du prieuré de Sion alors qu’aucune preuve historique de son existence n’a encore été apportée.

C’est donc au lecteur d’aborder l’œuvre avec circonspection, entre appréciation d’une description sourcilleuse et fantasme total d’un auteur souhaitant surprendre son lecteur, le sustenter en termes de rebondissements, d’énigmes et de secrets propres à bouleverser l’histoire du monde moderne, ou courant après un parfum de scandale, qui a toujours un impact sur les ventes.

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