Dalva

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« Dalva », l’expression de la souffrance

Femme. Voilà un mot qui rime avec charme, beauté, ambigüité, mais également, faiblesse et soumission. Surtout, l’imaginaire collectif perçoit la femme comme un être qui à un certain moment de son existence doit s’attacher à un homme, fonder une famille et restreindre un peu sa liberté. Il n’en est pas ainsi chez Dalva. C’est précisément en cela qu’elle est différente de ses semblables. Jim Harrison a voulu situer son personnage en marge des faiblesses inhérentes à son sexe. Elle est complètement libre et indépendante. Mais son existence est loin d’être un long fleuve tranquille. En effet, l’héroïne a connu un certain nombre d’épreuves éprouvantes. Généralement, lorsque l’on est confronté à la souffrance, en parler est un bon moyen de s’en soulager. Mais quand comme Dalva on est très fière, on préfère confier ses déboires à un journal intime, ce qu’elle fit avec application. Heureux donc les lecteurs qui peuvent en prendre connaissance et connaitre les détails d’une vie marquée par crise identitaire et souffrances. En effet, entre un père et un mari trop tôt disparus, et un fils qu’elle a dû abandonner alors qu’elle n’était âgée que de 15 ans, la souffrance constitue la toile de fond de son existence. D’ailleurs, il lui arrive de penser : « Maudit soit le monde qui m'enlève mon père et mon fils. Ainsi que mon mari ». Si elle ne peut rien contre la disparition de son père encore moins pour celle de son mari, elle attachera un point d’honneur à retrouver son fils disparu.

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Dissertation à propos de Dalva