De l'existence à l'existant

par

La notion lévinassienne de « il y a »

Le philosophe, dans De l’existence à l’existant, pose ce paradoxe absolu sur lequel nous nous sommes tous interrogés un jour : pourquoi, lorsqu’en nous ou en l’environnement extérieur il ne semble rien y avoir, pourquoi, à chaque absence ou à chaque vide, nous semble-t-il que quelque chose subsiste, né justement de l’absence et du néant ? Comment la non-existence, l’absence, peuvent-elles donc créer, finalement, une présence dont nous pouvons parler, que nous reconnaissons, que nous pouvons presque nommer ?

Par exemple, si nous envisageons un monde dans lequel tout est détruit, dans lequel plus rien de tangible ne subsiste, si nous imaginons le néant, nous avons nié l’existence de tout le reste au profit, justement, du vide absolu. Le néant existe donc imaginairement, à la place du matériel. Cependant, son existence demeure, alors que le propre du néant est justement une non-existence totale de quoi que ce soit. Ainsi, lorsque nous essayons, dans notre tête, de ne penser à rien, cette tentative s’avère impossible puisque nous pensons précisément à « rien », à un concept de vide que nous pouvons toutefois nous représenter.

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Dissertation à propos de De l'existence à l'existant