De la nature humaine

par

L’Homme : somme des facultés du corps et de l’esprit

Dès les premières pages du traité, il est fait état de la volonté de Hobbes d’aboutir à une science des relations humaines qui serait au-delà de toutes contestations. Afin de donner jour à cette science exacte, l’auteur définit l’Homme comme la somme de deux ensembles de facultés.

À partir de cette conception simpliste de la nature humaine, Hobbes énumère les facultés dérivées du corps et celles qui relèvent de l’esprit de chaque Homme. Bien qu’il n’y ait pas de doute quant au fait que l’Homme est la somme du corps et de l’esprit, l’on peut tout de même relever le paradoxe qui consiste à réduire l’expression de la nature humaine à un agencement de facultés indépendantes.

« La nature de l’homme est la somme de ses facultés naturelles, telles que la nutrition, le mouvement, la génération, la sensibilité, la raison, etc. Nous nous accordons tous à nommer ces facultés naturelles ; elles sont renfermées dans la notion de l’homme que l’on définit un animal raisonnable […] D’après les deux parties dont l’homme est composé, je distingue en lui deux espèces de facultés, celles du cor

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