Dialogue du Chapon et de la Poularde

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La Perception de l’Homme par les animaux : la cruauté des Hommes

A la lecture de ce texte, on remarque très vite qu’il existe une relation de domination des Hommes sur les animaux. A cause de leur tyrannie, les Hommes ne sont pas respectés par les animaux qui les méprisent : ils les caractérisent de « scélérats », d’ « éternels ennemis», de « monstres », d’ «abominables coquins». Les animaux considèrent les hommes comme des êtres supérieurs, non pas par respect pour eux mais par crainte.

La cruauté des Hommes est renforcée dans le texte par la richesse du champ lexical de la cruauté. En effet, Voltaire s’assure d’utiliser une variété de mots pour illustrer la bestialité du caractère humain. Cette diversité lexicale est sans doute assimilable à la diversité des méthodes utilisées par les Hommes pour commettre le mal. C’est ainsi qu’on rencontre à plusieurs reprises des mots tels que : « sang », « mort », « crimes », « victimes », « dévorent », « abominables » ; et des expressions comme « crèvent les yeux », « arrachent les plumes », « coupent la gorge » qui décrivent les différentes méthodes utilisées par les Hommes pour martyriser les animaux.

Pire encore, la cruauté humaine n’est pas uniquement dirigée vers la race animale, car le chapon fait continuellement un parallèle entre le sort des volailles et le sort des hommes. En réalité, la beauté de ce texte est dans le fait que toutes les atrocités qui y sont décrites sont infligées par les Hommes envers les Hommes. C’est ainsi que le dialogue transpose délicatement le problème des volailles vers un problème beaucoup plus humain : celui de la cruauté de l’Homme envers son...

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