Ethiopiques

par

Léopold Sédar Senghor, poète de la négritude

Fortement imprégné de sa culture africaine et désirant l’affirmer dans une France dont les colonies s’effritent peu à peu, le poète et l’homme politique engagé qu’est Léopold Sédar Senghor parvient à exprimer dans son style d’écriture son amour de l’Afrique tout en affirmant une véritable identité et une conception du monde reprise par des poètes contemporains, se référant à la négritude. Ce n’est donc pas uniquement l’attachement à une culture qu’il défend mais l’universalité de celle-ci, le statut d’identité qu’elle confère à ceux qui s’en réclament et de là, la liberté qu’elle leur offre.

Ainsi, l’auteur fait vibrer l’Occidental qui lira ses poèmes par leur caractère chanté. « La poésie est chant, sinon musique », dit-il. Fidèle à la tradition africaine, les poèmes sont composés pour être lus en musique et ainsi donner un rythme tantôt franc et entraînant, tantôt nostalgique et doux, aux strophes ainsi lues. Cet usage de la musique a pour but de casser la lancinante lecture que l’on pourrait faire d’un poème, et les percussions leur donnent ainsi tout leur relief car elles imitent les inflexions de la parole qui rythme le vers, et agissent également comme un cœur qui bat en rythme avec le ton voulu par le poète : effréné, passionné, ou encore calme et posé.

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Dissertation à propos de Ethiopiques