Fondements de la métaphysique des moeurs

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Résumé détaillé

Préface

 

Selon les penseurs antiques, résume Kant, la philosophie se partage en trois sciences : la physique, l'éthique et la logique. Kant ne voit rien à redire à cette distinction mais il veut trouver quel en est le fondement, afin de s'assurer qu'elle est parfaite, qu'on ne pourrait rien y ajouter ou en ôter. Il postule que toute connaissance est soit matérielle – c'est-à-dire qu'elle se rapporte aux objets concrets –, soit formelle – c'est-à-dire qu'elle se rapporte aux idées et règles abstraites. La connaissance formelle relève du domaine de la logique. La connaissance matérielle se déploie en deux mouvements : quand elle se rapporte aux objets de la nature elle relève de la physique ; quand elle se rapporte aux problèmes liés à l'action, à la liberté et son bon usage, elle relève de l'éthique. Ainsi éthique et physique sont des philosophies empiriques, c'est-à-dire basées sur l'expérience sensible ; au contraire, la logique, strictement formelle, peut être qualifiée de pure. Or quand la logique vient à se pencher sur les « objets déterminés de l'entendement », autrement dit qu'elle vient se corrompre en considérant les idées que nous nous faisons à partir des objets perçus, elle devient métaphysique. Or, puisque la philosophie matérielle contient deux pans, la métaphysique aussi est faite de deux parties – une métaphysique de la nature et...

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Dissertation à propos de Fondements de la métaphysique des moeurs