Fondements de la métaphysique des moeurs

par

SECTION III

SECTION III : Passage de la métaphysique des mœurs à la critique de la raison pure pratique :

La liberté, concept clé de l’explication de l’autonomie de la volonté :

→ Liberté = indépendance face aux causes du monde sensible.

→ Une volonté libre est une volonté qui obéit aux lois morales.

→ Il faut prouver que la liberté est la propriété de la volonté de tous.

Tout être doué de raison qui agit sous l’idée de liberté est réellement libre parce que sa raison est pratique (agit selon les lois morales).

Idée de la liberté comme causalité de la raison : la raison doit être l’auteur de ses principes et doit être libre. Ainsi, un être qui agirait sans se considérer libre, ne serait même plus un être raisonnable.

Monde sensible & monde intelligible : Afin d’ancrer la nécessité du principe de la moralité dans la réalité, Kant établit la légitimité de la conception d’un monde des choses en soi.

→ Les objets sont toujours perçus comme des phénomènes (appliqué à notre propre perception) et non, en soi. S’ils existent en tant que phénomènes c’est qu’ils existent en soi. → Il y a donc deux mondes : le monde sensible (varie selon la différente sensibilité du spectateur) et le monde intelligible (sert de fondement au monde sensible et ne change jamais).

→ L’homme appartient aux deux mondes ; il est d’un côté soumis aux lois de la nature et de l’autre soumis aux lois fondées sur la raison.

→ Se concevoir libre c’est se transporter dans le monde intelligible et reconnaître l’autonomie de la volonté (+ la moralité).

→ Si on se considère soumis au devoir, on fait partie des deux mondes parce que notre nature intelligible doit contraindre la nature sensible pour le réaliser.

La liberté comme appartenant au monde intelligible : La liberté est une Idée (Kant suit Platon dans ce domaine), et ne peut donc pas exister dans le monde sensible ou seulement à priori. On ne peut savoir comment la liberté est possible à cause du manque d’intuition intellectuelle de l’homme. Il n’a recours qu’à des exemples, donc au monde sensible & expliquer une idée par l’exemple serait le dénaturer.

L’homme n’est pas mauvais parce qu’il a des inclinations et qu’il cherche à les satisfaire. Il l’est, parce qu’il emprunte les mobiles aux inclinations pour les instituer comme maxime de sa conduite en lui conférant l’autorité de la loi morale.

Pour qu’un être suive sa raison il doit y trouver un sentiment de plaisir ou d’agrément lié à l’accomplissement du devoir. Là encore on ne peut que reconnaître qu’il faut un intérêt parce que l’expliquer réduirait la morale au monde sensible.

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