Fondements de la métaphysique des moeurs

par

SECTION I

SECTION I : Passage de la connaissance rationnelle commune de la mortalité à la connaissance philosophique :

La raison gouverne la volonté. La volonté conditionne la nature des actions de l’homme. La bonne volonté est la formalité nécessaire pour être digne d’être heureux. Elle est bonne en soi par la seule capacité de vouloir.

1er principe : la finalité est reliée seulement à l’utilisation de la raison (= faculté de comprendre liée aux sensations).

2ème principe : Toutes les actions d’un être doué de raison et de volonté sont influencées par l’instinct naturel (la finalité – le bonheur – est donc elle aussi influencée).

→ Pour que l’homme soit véritablement heureux, il doit aller contre les instincts naturels et contre le bonheur qui en découle parce que le bonheur de la raison est bien plus grand (réalisation du droit et de la pure moralité). Peu de gens écoutent leur raison parce qu’ils pensent que le bonheur est < à la peine ressentie → se laissent guider par leur instinct.

Finalité de la raison : produire une volonté bonne en soi. La volonté est le bien suprême (= condition dont dépend le reste, donc aussi le bonheur).

Etude de la notion de devoir : fait par devoir ≠ ce qui est fait dans un but intéressé.

→ Le principe de moralité est indépendant de notre nature sensible (ex : si l’homme n’était pas doté par nature de bonté ou de compassion mais qu’il agisse tout de même en faveur des autres, alors il y aurait une valeur morale).

→ La moralité d’une action dépend du principe de vouloir et de la fin de l’action.

→ Le devoir est volonté absolue d’accomplir une action en respectant la loi universelle (i.e. toutes mes actions peuvent s’y référer). La valeur morale de l’action réside dans la volonté de l’homme à suivre cette loi. Ainsi si je m’écarte de la loi, ce que je fais est mal. → Le respect de la loi permet d’avoir une volonté bonne en soi.

La morale de la raison collective sait distinguer le bien et le mal (= ce qui est conforme ou non au devoir) : la faculté pratique de juger est innée chez l’homme (+ que la faculté théorique).

La raison institue des lois qui ne prennent pas en compte l’inclination. L’homme développe une « dialectique naturelle » c'est-à-dire un penchant à aller contre ces règles & à les accommoder le plus possible à son désir et à ses inclinations.

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