Gros-Câlin

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Résumé

Le récit est d’un style heurté, insensé, bousculé ; les mots s'inversent et changent de sens, au fil de la pensée incohérente de son narrateur, appelé Cousin. En ce début des années 1970, Cousin habite Paris, avec dix millions d'autres « usagés », comme il dit, et il est seul pourtant. Il travaille comme statisticien à la STAT, il manipule des chiffres grands comme des millions. Orphelin, il a vogué d’une famille d'accueil à l’autre pour en arriver là, seul, avec pour unique ami Gros-Câlin.

Gros-Câlin est un python, un splendide animal de plus de deux mètres de long. Cousin l'a adopté lors d'un voyage en Afrique et vit depuis avec lui dans son deux-pièces. Son récit, il l'entend comme un ouvrage d'observation sur la vie des pythons en milieu urbain, basé sur son expérience personnelle. Il est conscient qu'avoir pour seule famille un python ne peut qu'intriguer, voire rebuter ses contemporains, mais il a l'habitude de la clandestinité : les portraits de Jean Moulin et Pierre Brossolette ornent les murs de son petit logis. Son premier problème a été de nourrir Gros-Câlin, qui ne mange que des proies vivantes : souris ou cochons d'Inde. Cousin s'est procuré une souris blanche, qu'il n'a pas eu le cœur de livrer à la gueule avide du python. Il l'a baptisée Blondine, et l'a mise à l'abri dans une boîte, hors de portée de Gros-Câlin. Cousin a alors demandé conseil au père Joseph, ecclésiastique aux manières militaires qui lui a suggéré de se procurer une souris grise, ou d'en acheter un lot – on s'attache à une souris, pas à une multitude de rongeurs –, ou de charger...

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Dissertation à propos de Gros-Câlin