Gros-Câlin

par

Les aspects psychologiques

Le personnage principal, nommé Cousin a de quoi surprendre : en effet ce dernier affirme : « c’est la fin de l’impossible, à quoi j’aspire de tout mon être » ; il semble totalement farfelu, comme quand il donne des noms de pays à tous les endroits qu'il fréquente, donnant l'impression qu'il fait le tour du monde tous les jours, amplifiant l'impression de gigantisme de la ville et de la foule.

Cousin prend conscience de sa position, mais aussi de la pauvreté de sa vie, sans relation. Il voit l'être humain dans une ville comme Paris comme un morceau de viande, un bifteck perdu entre d'autres morceaux de viande sur un étalage, des animaux sans vie. Quand il rencontre une personne, il la voit d'ailleurs d'abord de cette manière, avant que cela puisse éventuellement changer ; changement qui se produit quand il parle dans l'ascenseur avec Mlle Dreyfus, et où il prend conscience que c'est un être humain tout comme lui : « J’ai vu soudain sur l’étal de toutes les boucheries la viande qui chantait d’une voix qu’elle s’était enfin donnée elle-même. Il y eut même soudain, au vu et au su, une telle hausse de la qualité de la viande, que l’on put enfin distinguer le bœuf de l’homme ». Finalement l'aspect psychologique et la distinction entre l'homme et l'animal deviennent évidents dans le livre par le type de relations que peuvent avoir les personnages, relations bien plus riches que celles des animaux. Si elles restent simples et insignifiantes, strictement vitales sans enrichissement de part et d'autre, alors l'humain se limite à n'être qu'un animal comme les autres...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Les aspects psychologiques >

Dissertation à propos de Gros-Câlin