Hélène ou le règne végétal

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Présentation

Hélène ou le Règne végétal est un recueil de poèmes que René Guy Cadou adresse à sa femme. Il a donc été inspiré par la rencontre que fait en 1943 l’auteur de sa muse Hélène qui va transformer l’œuvre du poète, qui s’empreindra désormais à chaque vers de l’amour et de la dévotion qu’il voue à son épouse.

L’auteur s’adonne donc ici à une louange à l’amour – l’amour qui a éveillé partout autour de lui la nature, la paix et la beauté. Ce recueil qui regorge d’éléments en lien avec ce thème délivre également un message de paix et d’harmonie que l’auteur tente de transmettre à un monde qui a l’oreille dure.

Composé d’un nombre considérable de poèmes, Hélène ou le Règne végétal englobe tout un pan de l’œuvre du poète, des textes écrits entre 1947 et 1951. Le recueil est structuré de la façon suivante : 

– une préface

– un groupe de poèmes sans titre

– Les Visages de solitude (1947)

– Quatre poèmes d’amour à Hélène (1948)

– Le Diable et son train (1949)

– Saint Antoine et compagnie (1948)

– Les sept péchés capitaux (1949)

– L’Héritage fabuleux (écrit en 1948-1949)

– Ode à Serge Essénine (écrit en 1949)

– Les Biens de ce monde (1951)

– Tout amour (écrit en 1951)

René Guy Cadou est un poète dont le pouvoir d’évocation prend sa source dans le monde qui l’entoure, un monde dont il se sert pour construire des images riches en paradoxes et en surprises. En effet, Cadou surprend avec ses graines qui germent dans le ciel et ses rivières qu’on interroge.

Hélène ou le Règne végétal, avec ses nombreux poèmes, fait office de témoignage lyrique du vécu de son auteur. Comme il l’a écrit dans la préface, Cadou parle de ce qui lui arrive. Il parle de la vie et de la mort, de l’amitié et de la solitude, de l’amour, des peines et de la foi.  Publié à titre posthume, le recueil garde cependant dans ses poèmes les plus récents l’empreinte d’un spiritualisme grandissant.

Cadou disait : « Je n’ai pas écrit ce livre. Il m’a été dicté au long des mois par une voix souveraine et je n’ai fait qu’enregistrer, comme un muet, l’écho durable qui frappait à coups redoublés l’obscur tympan du monde ». L’auteur s’est fait apôtre d’un message d’espérance. Pour lui l’amour est salvateur. Mais il ne s’agit nullement d’un amour quelconque, il s’agit d’un amour qui éveille l’homme à ses sens, qui lui fait changer de perspective et découvrir en lui ce qui donne de la beauté au monde qui l’entoure.

Hélène ou le Règne végétal marque un tournant dans l’œuvre de l’auteur. Les scènes « banales » du quotidien deviennent pour lui les témoignages les plus précieux de la bonté divine.

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