Histoire du romantisme

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Une galerie de portraits des artistes romantiques : des rencontres

Gautier dresse une sorte de galerie de portraits duromantisme, rendant hommage à tous ceux qui y participèrent, hommage personnelencore plus appuyé par des portraits publiés quelque temps après.

Au fil des chapitres, Gautier évoque des rencontres, tantau petit cénacle formé avec ses amis, comme Jules Vabre qu’il considère comme« le compagnon miraculeux », titre du chapitre qu’il lui dédie.

L’auteur, avec humour et mélancolie, se souvient même dedétails amusants, comme le personnage de Graziano, artiste à sa manière ; Gautierlui consacre un chapitre entier : Graziano était le cuisiner du petitcénacle lorsque les artistes se rassemblèrent pour la seconde fois.

Évidemment, l’essentiel de ses rencontres estailleurs : il consacre un chapitre à Gérard de Nerval ; C’est lui quipermettra à Gautier et à ses amis du petit cénacle, tous passionnés par les œuvresde Hugo, d’assister à la première représentation d’Hernani. Nerval leur demandera de faire partie de « la claque »,groupe de spectateurs censés applaudir la pièce afin de lui éviter un camoufletde la part du public.

Enfin, la rencontre majeure de l’auteur fut celle deVictor Hugo. Nerval, grand ami de Hugo, présentera Théophile et ses amis à leur« Dieu » – c’est quasiment de la sorte qu’ils en parlaient, etl’auteur se le remémore avec un certain émoi : « Mais voici que la porte s’ouvrit et qu’au milieu d’un flot delumière, tel que Phébus Apollon franchissant les portes de l’Aurore, apparutsur l’obscur palier, qui ? Victor Hugo, lui-même, dans sa gloire. CommeEsther devant Assuérus, nous faillîmes nous évanouir. Hugo ne put, comme lesatrape vers la belle Juive, étendre vers nous pour nous rassurer son longsceptre d’or, par la raison qu’il n’avait pas de sceptre d’or. Ce qui nousétonna. »

Gautier et ses amis, quand ils ne voyaient pas en Hugo unDieu, le voyaient comme un chef d’armée, l’armée de la jeunesse, de la fougue,qui les menait vers l’avenir de la littérature : « Dans l’armée romantique comme dans l’armée d’Italie, tout lemonde était jeune. Les soldats pour la plupart n’avaient pas atteint leurmajorité, et le plus vieux de la bande était le général en chef âgé devingt-huit ans. C’était l’âge de Victor Hugo à cette date. »

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