Il pleut

par

La représentation de la femme et de la pluie.

Ce poème, bien que très court évoque de nombreux thèmes, faisant partie des souvenirs de son auteur. Il prend pour thématique principale celle de l’amour déçu, et les souvenirs de sa relation amoureuse qui est terminée désormais. Ces souvenirs sont liés à sa liaison amoureuse avec Marie Laurencin, une artiste peintre, et ce poème a été écrit le même jour que celui de leur rupture. Le poème a pour thème entre autres, l’amour déçu et le souvenir de la femme, avec qui il avait une liaison amoureuse, Marie Laurencin qui était une peintre. Le jour de la rédaction de ce poème, il avait rompu avec cette femme, ce qui justifie cette mélancolie, ces évocations du souvenir. On peut imaginer qu’il s’adresse à cette femme qu’il a perdue, qu’il aime encore sans doute, lorsqu’il fait des apostrophes telles que « vous », mais rien n’est moins certain. Ce poème a une forte partie autobiographique, liée à ses sentiments, à ses rencontres et simplement à son passé, et on retrouve une confusion, comme s’il avait eu besoin d’écrire suite à la rupture, sans savoir encore exactement quoi dire ni faire et que tout se bousculait dans son esprit, ce qui, encore une fois peut être dû à l’état dans lequel il était au moment où il l’a écrit. La question peut également se poser pour « l’anaphore » qui apparaît deux fois, de « écoute », à l'impératif et au singulier : il ne s’adresse qu’à une personne seule, et cela peut être son ex compagne, ou il parle tout seul. L’adjectif auriculaire pour évoquer la ville peut faire penser au mariage, à l’amour, l’idée d’engagement et ainsi reprendre le thème de l’amour et de la femme qu’il a perdue. L’écho se fait avec le « écoute », et les liens qui tombent, comme si la fin de l’amour était aussi une nouvelle liberté.

Ce qui peut apparaître étrange, c’est que ces souvenirs ne viennent pas de son esprit lui-même, mais pleuvent comme des gouttes de pluie sur sa tête, ces gouttes étant des voix de femmes qui semblent lui rappeler son passé. Cela est sans doute lié à sa blessure à la tête au retour de la guerre. Apollinaire apparaît ainsi à faire naître ses souvenirs, en rédigeant des métaphores plutôt surprenantes, pour imager des éléments qu’il cite, comme ces voix qui pleuvent, ces voix qui s’imposent à lui, qui l’arrosent sans qu’il n’ait le choix. Il subit ainsi cette mélancolie, comme on subit la pluie, il ne peut s’en défaire qu’avec le temps. Le poète perçoit des voix de femmes, venant à lui, mais ne lui rappellent rien de précis, « comme si elles étaient mortes même dans le souvenir ». Il rejette donc des souvenirs particuliers, ainsi ces voix ne lui rappellent rien de concret.

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