Jeanne d’Arc

par

Une référence à l’histoire

A- L’occupation par les anglais

Jeanne d’Arc est connue de par le monde comme étant une sainte de l’église catholique. Sa vie a inspiré un nombre incommensurable d’œuvres (peintures, sculptures, écrits, films), qu’il s’agisse de cinéma, de littérature ou de tout art représentatif. Au rayon de la littérature justement, Charles PEGUY est revenu sur sa vie à travers un ouvrage qui a pour titre le nom de la Pucelle d’Orléans : « Jeanne d’Arc ». La première idée à laquelle renvoie ce nom est la mort tragique qui fut la sienne sur le bûcher de Rouen. Il faut donc se demander d’où est partie l’histoire de cette jeune fille pour finir de la sorte. La lecture de l’œuvre de Charles PEGUY nous apprend donc que l’élément déclencheur de toute l’histoire fut l’occupation de la France par les anglais. Un petit rappel historique s’impose ici. En effet, le contexte politique situe l’histoire entre 1407 et 1422. Compte tenu de l’instabilité qui existait en France, les anglais en avaient profité pour l’envahir en 1415. Les soldats anglais infligèrent aux français de sévères pertes et occupèrent une partie du pays, dont Orléans, lieu de naissance de Jeanne d’Arc. Une vague de mal s’abattra alors sur la France, le peuple connaitra une oppression à nul autre pareil. C’est précisément cet état de fait qui a révolté Jeanne au point de la pousser à prendre les armes, ce qui lui sera fatal, comme à bien d’autres compagnons de l’époque qui voulurent se soustraire au joug des anglais. C’est certainement à l’endroit de toutes ces personnes, Jeanne en tête, que Charles PEGUY aura une pensée en écrivant ce livre. Sa dédicace en est la preuve la plus évidente : « à toutes celles et à tous ceux qui seront morts de leur mort humaine pour l'établissement de la république socialiste universelle ».

Mais bien avant de finir sur le bûcher, Jeanne a vécu cette situation d’occupation et en a été si marquée qu’elle en a fait naître de vives envies de liberté.

B- Les envies de liberté

L’occupation anglaise consécutive au massacre des troupes française n’aura pas été une partie de plaisir pour les habitants des territoires occupés. L’on imagine aisément ce que cela a dû être de se voir privé de liberté, d’être victime d’injustices et de violences arbitraires. Jeanne d’Arc a profondément intériorisé ces souffrances, au point d’en être révoltée et de ressentir le besoin de faire changer les choses. Plus que tout, les armées françaises étaient mal organisées, sans personne à leur tête, dans ce contexte, envisager la liberté n’était tout bonnement pas possible. Généralement, c’est dans l’affliction, les situations de doute et les difficultés que les hommes se rapprochent de Dieu, car c’est précisément en ces moments qu’ils se rendent compte de leurs limites. Ils ont donc recours à la divine providence et la foi se transforme en une arme. Aussi, Jeanne d’Arc adresse à Dieu ses ferventes prières afin qu’apparaisse un chef susceptible de conduire les peuples de France à la liberté :

« Voilà ce qu’il nous faut : c’est un chef de bataille qui fasse le matin sa prière à genoux comme eux, avant d’aller frapper dans la bataille aux Anglais outrageux.

Mon Dieu, donnez-le nous. Ô mon Dieu, donnez-nous enfin le chef de guerre, vaillant comme un archange et qui sache prier…

Qu’il soit chef de bataille et chef de la prière. Mais qu’il ne sauve pas seulement telle place en laissant aux Anglais le restant du pays.

Dieu de la France, envoyez-nous un chef qui chasse de toute France les Anglais bien assaillis…

Ô mon Dieu, donnez-nous enfin le chef de guerre pareil à celui-là qui vainquit les démons.

Qu’il marche comme un saint dans la bataille humaine, et que tous ses soldats soient des saints avec lui… ».

A ces prières, sera donnée une réponse déroutante (la voix des anges) faisant ressortir le fort accent de spiritualité qui entourait Jeanne d’Arc.

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