Jeannot et Colin

par

Colin

C’est un garçon humble et fidèle. Son caractère est diamétralement opposé à celui de Jeannot, de même que sa situation financière. Son père était un simple laboureur qui ne gagnait pas beaucoup d’argent, mais malgré cela réussissait à en tirer quelque parti. C’était un homme « qui, après avoir payé la taille, le taillon, les aides et gabelles, le sou pour livre, la capitation, et les vingtièmes, ne se trouvait pas puissamment riche au bout de l'année. » C’est sans doute à cause de cet état de choses que Colin cultive un caractère modeste et non envieux, au point où la vue du vêtement luxueux de son ami Jeannot n’élève dans son cœur aucun sentiment de jalousie. Ceci prouve sa fierté et son autosuffisance.

Contrairement à Jeannot, Colin est pieux et travailleur. Ayant grandi dans une famille où tout ce qui s’obtient doit être mérité, il chérit ces valeurs qui se montreront plus tard être à la source de son succès financier à la tête d’une manufacture de fer étamé et de cuivre : « nous travaillons beaucoup ; Dieu nous bénit ». Colin se présente également en ami véritable à l’égard de Jeannot. Il le félicite lorsque celui-ci s’en va vivre à Paris avec sa famille pour devenir marquis, et essaie de correspondre avec lui à distance en lui envoyant des lettres. Mais face à l’indifférence de Jeannot, Colin ressent la peine d’un ami blessé : il a le cœur brisé, et se sent oublié : « Le petit marquis ne lui fit point de réponse : Colin en fut malade de douleur. » Mais lorsque l’opportunité de leur réunion se présente il n’hésite pas à offrir la main à son ancien compagnon. Il est beaucoup plus sage : « Ne sois plus marquis ; toutes les grandeurs de ce monde ne valent pas un bon ami. »

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