L'échappée belle

par

Un thème dominant tout au long de l'ouvrage: les relations entre frères et sœurs

Les relationsentre frères et sœurs constituent le centre de l’ouvrage de Gavalda. On peutdéterminer plusieurs « alliances » : Simon avec Lola, dont on apprendqu’ils ont passé une enfance campagnarde ; Simon et Vincent quicommuniquent de façon active sur Internet ; Garance et Vincent, qui ont véculeur enfance ensemble en ville. Mais tout ne se limite pas à ces simples « couplesobligatoires » le plus souvent liés à leur proximité lorsqu’ils étaientenfants.

Garance parexemple éprouve une adoration et un profond respect pour Simon : « Jene dis pas que c’est un saint, je dis qu’il est mieux que ça », mais aussi :« c’est toi le héros de la famille ». Par conséquent, Garance nesupporte pas qu’il puisse se laisser rabaisser, malmener par le caractèredifficile Carine. Elle se montre donc protectrice à ce moment-là, plus mère quesœur.

Le coupleLola-Garance est aussi le lieu de liens forts : « Lola ne nous avaitpas lâchés et le reste du monde pouvait bien s’évanouir » ; Garanceest très attachée à elle : « Elle était ma grande sœur chérie. Jel’idéalisais… ». La jeune femme se montre admiratrice de sa sœur aînée et parlede leur relation en termes de solidité. Elles montrent une véritable relationd’amitié à travers les petites blagues et anecdotes qu’elles partagent, leursoutien mutuel (notamment lors du divorce de Lola, qui l’a profondément marquée)et les conseils qu’elles échangent sur la mode, les habits, la musique : « Aujourd’huielle est ma meilleure amie ».

Ces quatrefrères et sœurs sont donc très proches et très complices. Ils décident derejoindre Vincent, le quatrième éléments de la fratrie manquant, et la bonnehumeur est générale avec les chants, les blagues, les petits jeux. Ils serappellent leur enfance et se montrent très attachés les uns aux autres :« Le clan se ressoudait. La vie se remettait en quatre ».

L’adage quiveut qu’on ne choisit pas sa famille mais qu’on choisit ses ami·e·s trouve iciun prolongement : tous quatre se choisissent comme ami·e·s, se sententautorisés à opérer des scissions dans leur famille quand ils fuient un mariagequi revêt par trop un caractère d’obligation, quand ils se choisissent au lieude subir, quand ils osent affirmer leurs préférences au lieu de se soumettreaux convenances, à un protocole auquel Carine, par exemple, se montre plusadaptée, elle qui dès son arrivée cherche une bonne place à l’église.

Est ainsiofferte une opposition entre l’affection, l’insouciance et la liberté d’unepart, et l’obéissance à des règles de vie commune parfois trop factices d’autrepart.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Un thème dominant tout au long de l'ouvrage: les relations entre frères et sœurs >