L’homme qui voulait être heureux

par

Un récit sous forme de séance de psychanalyse

À chaque visite de Julian au Maître, le lecteur a réellement l’impression de suivre quelqu’un se rendant à une séance d’analyse : « – Allongez-vous là, me dit-il en désignant la natte et sans manifester aucune réaction à la futilité de ma requête. Ainsi commença la première – et, j’espère, la dernière – séance de torture que je connus dans ma vie. Tout avait débuté normalement : allongé sur le dos, détendu, confiant et mi-amusé, je le laissais palper en douceur différentes zones de mon corps. » Le patient parle de sa vie, de lui, pose des questions sur tout ce qui le touche au plus près, que ce soit l’amour, l’argent, l’avenir, les choix, la famille. « – Eh bien, je suis issu… comment dire ?… d’une famille qui ne valorise que les professions intellectuelles. Mes parents m’ont poussé à faire des études supérieures. Je dirais même que je n’ai pas eu le choix. Dans ma famille, on est respecté si l’on est scientifique ou enseignant, c’est à peu près tout. Les autres métiers sont considérés comme peu sérieux. Alors, photographe… ».

Julian s’interroge sur ses possibilités et sur les conditions d’accès au bonheur, sur ce qu’il pense et croit, perçoit, comprend, ainsi que sur toutes les difficultés qu’il rencontre. « Quand on croit quelque chose sur soi, que ce soit en positif ou en négatif, on se comporte d'une manière qui reflète cette chose ». Ici, le Maître tente de répondre à Julian, de lui faire...

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