L'œuvre au Noir

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Résumé

En ce début de XVIe siècle, la Flandre est agitée par des querelles politiques internes auxquelles se mêlent étroitement les débats religieux. Ces derniers s’avèrent d'autant plus dangereux que des idées peu orthodoxes peuvent mener au bûcher. C'est dans ce pays et dans ce contexte que naît Zénon, fils illégitime d'Alberico de Numi, un ecclésiastique florentin de haut rang, et de Hilzonde, sœur d’Henri-Juste Ligre, très riche bourgeois de Bruges. Bien qu'enfant illégitime, Zénon est élevé dans le luxe paisible de la grande maison des Ligre, aux côtés d’Henri-Maximilien, fils légitime du maître des lieux. Henri-Maximilien n'éprouve aucun goût pour la banque, et se sent bien vite attiré par la carrière des armes, tandis que Zénon brûle très tôt d'un feu intérieur qui le pousse à l'étude approfondie des choses et des caractères. Son apprentissage mêle théologie, mécanique, alchimie et médecine. Tout n'est-il pas lié ? Le jeune homme, qui n'a pas vingt ans, passe ses nuits sur d'austères ouvrages ou bien à concevoir et bâtir des métiers à tisser mécaniques pour soulager le travail des tisserands – qui ne veulent pas de ces machines diaboliques. L'hérésie n'est jamais loin quand on s'écarte des sentiers battus, et Zénon est très vite confronté au mur des dogmes religieux de son temps. De plus, réfléchir et mettre en cause les édits de l'Église catholique, c'est être luthérien, donc hérétique. En ces terres soumises à la couronne espagnole, rien n'est plus dangereux. Le jeune clerc quitte donc Bruges et les espoirs de carrière confortable que lui laissait espérer son précepteur, le chanoine Bartholomée Campanus, et s'enfonce dans le brouillard de la Flandre, vers une destination inconnue. On perd sa trace, tandis qu’Henri-Maximilien quitte lui aussi le confort du foyer afin de courir les routes, mettant ses bras et ses armes au service de quel monarque voudra de lui....

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