L'Ordinatueur

par

De l’usage funeste de l’informatique

Comme dans les autres romans de Christian Grenier, l’informatique est ici au centre de l’histoire. Les avancées technologiques permettent de créer sans cesse des ordinateurs de plus en plus évolués et performants, voire autonomes, tandis que certaines personnes ont toujours du mal à s’adapter aux progrès technologiques liés à ceux-ci, Germain par exemple : « Il en avait fallu, des semaines, avant que Germain ne se décide à acheter un ordinateur ! Logicielle avait même réussi à convaincre son vieil ami que le Réseau était un moyen aussi convivial et plus économique que le téléphone. Et tous deux correspondaient régulièrement par le biais de ce serveur informatique ».

Dans L’Ordinatueur, l’Omnia 3, Ordinateur à Mémoire Neuronique et Intelligence Artificielle, est soupçonné d’être à l’origine des meurtres ayant eu lieu aux alentours de Bergerac, car les victimes en possédaient toutes un. Comment cela est-il possible ? L’ordinateur obéit à la voix et aux ordres humains, mais il peut aussi faire preuve de libre arbitre ; la machine échappe donc à son créateur, dépasse les compétences et la maîtrise humaines pour faire le mal. Les logiciels malveillants sont présentés comme des hommes mal intentionnés, doués de volonté, presque de conscience. L’ordinateur devient tueur, d’où le titre, et le lecteur est mis en présence des dangers de l’informatique lorsque certains contrôles ne sont pas prévus ou effectués, lorsque l’éthique n’est pas respectée et que la machine devient un outil destructeur. « Un ordinateur peut-il être un tueur ? » À cette question posée par Germain Germain-Germain à Logicielle, on peut répondre que lorsque les outils informatiques tombent entre de mauvaises mains, ils peuvent faire des ravages.

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