La boîte à merveilles

par

La portée autobiographique de l’œuvre

À travers le récit de La Boîte à merveilles, c’est le récit de sa propre existence que livre l’auteur. Sidi Mohammed, héros du récit, est donc l’avatar dont se sert Ahmed Sefrioui pour raconter son histoire. Toutefois, l’auteur prend certaines libertés et s’écarte par moments du genre autobiographique. La différence de nom entre le narrateur et l’auteur n’est qu’un de ces nombreux exemples.

Il n’est pas possible d’identifier tous les éléments authentiques du récit – simple volonté de brouiller les pistes ou d’enrichir le récit, difficile de savoir. Toujours est-il que, comme Sid Mohammed, Ahmed Sefrioui a été à l’école coranique, passage obligé pour les enfants marocains au début du XXe siècle. Même si l’authenticité des événements détaillés n’est pas garantie, on se rend bien compte que la solitude permanente, la vie de la communauté et la richesse de l’imagination du narrateur sont des éléments véritablement empruntés à la matière autobiographique – une réalité que l’on parvient à déduire des commentaires du « je » narrant :

« J’avais peut-être six ans. Ma mémoire était une cire fraîche et les moindres événements s’y gravaient en images ineffaçables. Il me reste cet album pour égayer ma solitude, pour me prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort. »

Si l’on peut douter de l’authenticité du récit fait par le « je » narré, le « je » narrant quant à lui rapporte la plupart de ses commentaires à son expérience personnelle, à l’expérience et au jugement de l’auteur.

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