La Chute

par

L’interlocuteur

Ce personnage apparaît comme un inconnu dès les premières lignes du récit ; Jean-Baptiste Clamence le rencontre par hasard dans un bar douteux d’Amsterdam. L’homme accompagne Clamence presque tout au long de l’histoire puisqu’il lui sert d’interlocuteur et de compagnon. La Chute commence par ces mots : « Puis-je, Monsieur, vous proposer mes services sans risquer d’être opportun ? »

Il s’agit d’un personnage assez mystérieux car le lecteur ne connaîtra jamais sa véritable identité, peut-être parce qu’il n’existe pas, ou qu’il est le reflet de Clamence auquel il s’identifie : « Je savais bien que nous étions de la même race », dit Clamence. De plus, il n’y a pas vraiment d’échange entre les deux hommes. En fait, l’interlocuteur, ici, a pour rôle de recevoir la confession faite par Clamence. N’importe quel lecteur peut donc facilement s’identifier à ce personnage. Nous sommes, tout autant que lui, réceptifs aux informations alignées par le principal personnage.

 

Nous avons donc affaire à deux personnages complexes puisque tous deux sont fuyants, insaisissables, comme s’ils n’existaient que dans l’imaginaire. Empêtrés dans l’absurde cher à Camus, ils laissent le lecteur perdu dans ses innombrables interprétations.

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Dissertation à propos de La Chute