La condition de l'homme moderne

par

L’activité humaine ou la vita activa

La grande première partie de « La Condition de l’Homme moderne » consiste en l’étude systématique de la vita activa qui se définit comme se basant sur l’action générée par l’homme par opposition à la vita contemplativa, une analyse du côté abstrait et théorique de l’homme. Rejetant d’ailleurs la dernière conception, Hannah Arendt a souvent été considérée comme une philosophe marginalisée par ses contemporains car, selon eux, la philosophie se rattache bien plus aux notions métaphysiques dépassant l’entendement qu’au monde tangible et concret. Elle nous rappelle, à travers son œuvre, que l’homme est essentiellement caractérisé par la vita activa qui se compose des trois majeurs éléments : le travail, l’œuvre et l’action.

L’ouvrage d’Hannah Arendt est une sorte d’avertissement contre la perte progressive de cette qualité si précieuse dont est dotée la nature humaine et qui doit être préservée. Elle nous met en garde contre une déshumanisation certaine vers lequel tend le monde moderne en se servant d’un évènement aussi significatif que celui du lancement du premier satellite artificiel autour de la terre. Celui-ci illustre clairement le manque d’intérêt de l’action, du travail et de l’œuvre produits par l’homme au profit du repos. Pour elle, il s’agit d’une simple étude de ce que l’homme « est en train de faire » sur le moment et de remettre en questions les conséquences de cette études qui paraissent négatives et inquiétantes, celles-ci pouvant entraver l’évolution de la nature humaine.

« La Condition de l’homme moderne » nous fait...

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Dissertation à propos de La condition de l'homme moderne