La part de l'autre

par

La part philosophique de l’œuvre

Le raisonnement d'Éric-Emmanuel Schmitt ne se limite pas au refus du déterminisme. Son explication philosophique découle d'une cohérence logique:

Pour comprendre cette œuvre, il faut en accepter le fondement, soit la reconnaissance d'Hitler comme étant humain. Malgré la vie qu'il a menée et imposée à l'Europe, ses erreurs ne peuvent être exclues de l'humanité, elles en font partie. Hitler est un sombre exemple, pas une exception. En ignorant son humanité, on espère définir l'homme comme étant l'accomplissement du bien. Ainsi, si Hitler est le mal, il n'est pas comme nous, il n'est donc pas humain. Comme le dit l'auteur dans le Journal de fin, c'est «noircir pour se blanchir». Il refuse ce raisonnement.

Adolf Hitler n'a pas agi pour le mal, mais pour ce qu'il estimait être le bien, ce qu'il a choisi être le bien. Car l'auteur transmet également un sentiment de responsabilité. Puisque Hitler est humain, il n'est pas dispensé de responsabilité et de choix. «Personne n'a de pouvoir sur les circonstances mais chacun en a sur ses choix». Certes, il n'a pas choisi de vivre en période de crise, ni de faire la guerre, ni d'assister à l'antisémitisme des années 30. Il a pourtant choisi de se mêler à cette crise, de trouver une utilité à la guerre et de devenir lui-même le symbole de la lutte anti-juive. Ce raisonnement se confirme dans ce même Journal de fin: «Notre sexualité n'est pas ce que nous subissons mais ce que nous en faisons». Hitler a subi ses faiblesses en matière de sexe, mais il a choisi de les ignorer. C'est peut-être une des raisons pour lesquelles il n'a pas connu l'affection, l'amour,...

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Dissertation à propos de La part de l'autre