La possibilité d'une île

par

Daniel

Daniel, narrateur de cette histoire, est un comique cynique. Dans la vie, il n'aime personne, se plaint et se moque de tout. Il écrit des sketchs à succès qui défrayent la chronique par leurs titres on ne peut plus provocateurs tel « On préfère les partouzeuses palestiniennes » et par leurs satires sans détours, de la société. Il est également à l'origine de disques (« Nique les Bédouins ») et autres productions. Il a eu plusieurs femmes dans sa vie : une femme qu'il n'aimait pas et dont il n'est même pas sûr qu'il la reconnaîtrait dans la rue, avec qui il a eu  un fils, qui se suicidera sans que cela l'affecte le moins du monde. Il connaîtra l'amour quelques temps avec Isabelle avant de la délaisser parce que son corps vieillit et qu'il ne la désire plus, tombera fou amoureux d’Esther, qui le délaissera finalement. Au fil de ses rencontres, il sera amené à rejoindre une secte, les Elohimites, qui croient en l'existence d'extra-terrestres, fondateurs de notre civilisation. Grâce à eux, il se fera cloner de nombreuse fois, au moins vingt-cinq, puisque les chapitres du livre se découpent en dialogues et varient d'interlocuteurs (Daniel 1,1 au premier chapitre par exemple). A force de clonage, sa vie est largement rallongée ; seulement, il n'a plus pour compagnie que son petit chien Fox, et la vie perd peu à peu de sa saveur, il ne trouve finalement plus rien à faire. Cette perspective de vie éternelle n'est plus attirante et il compte, à la fin du livre, les journées qu'il lui reste encore à supporter (« Il me restait peut-être soixante ans à vivre; plus de vingt mille journées qui seraient identiques. J'éviterais la pensée comme j'éviterais la...

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Dissertation à propos de La possibilité d'une île