La rivière à l'envers-Tomek

par

Lieux étranges et créatures peu communes

La rivière, nous l’avons dit, est le premier élément de fiction de ce roman de Jean-Claude Mourlevat. Mais il en existe d’autres. En effet, ladite rivière ne se situe pas à un endroit qui soit des plus accessibles. Et justement, pour l’atteindre, il faut entreprendre un voyage, lequel n’a rien d’une ballade de santé. Et comme souvent dans les romans, comme en une forme d’anticipation, l’auteur évoque les décors que le héros serait susceptible de parcourir, ainsi que les créatures qu’il pourrait rencontrer plus tard dans le développement de l’histoire. « On dit qu'à cet endroit-là des arbres étranges poussent sur ses rives. Des arbres qui s'étirent le matin et poussent des soupirs le soir. Et il y aurait là des variétés d'animaux tout à fait inconnues ailleurs ». Il y a assurément là de quoi en effrayer plus d’un. Mais les héros des œuvres fantastiques n’ont rien du citoyen Lambda.  Aussi Tomek trouvera-t-il  le courage de parcourir des endroits pour le moins singuliers, à commencer par la forêt de l’oubli. Cette forêt qui vous fait oublier de tous une fois que vous y entrez. Outre cette dernière, il y a ces fameuses fleurs bleues que sont les voiles qui font halluciner. Autant d’éléments à priori irréalistes qui contribuent à faire le charme du roman. Mais qui parle de charme dans « La rivière à l’envers » ne pourrait omettre de mentionner le sympathique peuple des parfumeurs. Tout ceci ne peut que conduire à s’extasier devant l’extraordinaire créativité de l’auteur. Mais il convient de préciser que tous ces éléments de fantastique font partie de l’ensemble plus grand que constitue la quête du jeune héros.

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Dissertation à propos de La rivière à l'envers-Tomek