Le Chevalier au Bouclier vert

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« Le Chevalier au Bouclier vert » : un conte médiéval

A) Contexte historique               

            La couverture du roman seule nous permet déjà de comprendre qu’Odile Weulersse s’apprête à nous emmener dans un univers du temps de la chevalerie et de la seigneurie. Nous pouvons voir un chevalier (du nom de Thibault) sur son cheval portant d’une main une épée et de l’autre un bouclier vert. Les amateurs de cette époque seront très ravis et auront hâte d’en lire le contenu. Nous sommes au XIIème siècle, dans le pays des Francs. Le lecteur prend connaissance de ces indications de temps et de lieux qui confirme notre voyage vers le monde médiéval.

Ce roman a une importance historique incontestable. L’auteur nous peint un superbe tableau de l’art médiéval en y intégrant tous les ingrédients de cette époque, sans exception.  Au premier plan, apparaît ce qui a de plus colossal à l’époque du moyen-âge : la hiérarchie dans le royaume : les seigneurs, les vassaux, les comtes et les paysans.

Le roman montre bien que les seigneurs font des fêtes et des banquets ; dans les châteaux il y a aussi beaucoup de divertissements. On peut donc voir ce qu'il y avait à l'époque comme distraction et comment cela fonctionnait. On peut voir le mode de vie des chevaliers qui comprennent des tournois de joute, des combats et des cérémonies de l’hommage (lorsqu’un chevalier devient vassal d'un seigneur), et la description de la tenue du chevalier qui est composée d'un heaume, d'une épée, d'un haubert ainsi que d’un bouclier. La vie quotidienne des paysans est très impressionnante : le laxisme et la paresse semblent ne pas faire partie de leurs préoccupations quotidiennes : les hommes se lèvent tôt, cultivent la terre, s’occupent des bêtes, effectuent leurs devoirs envers les seigneurs… Mais aussi, une part importante est consacrée à l’organisation du pays avec les terres du roi : le domaine royal, les terres des ducs et des comtes : les comtés…

Nous découvrons la société d’entant en même temps que Thibault :

« C'est que j'étudie les mœurs et les coutumes. J'ai appris que le paysan est un rustre grossier et ignare, le moine un paresseux gourmand, que le noble pille avec brutalité, quand à l'évêque, il ressemble à un veau qui mange son herbe sur le dos de ses paroissiens ».

B)        Volonté d’un retour en arrière

Pourquoi Odile Weulersse est-elle si envoûtée par l’art des temps médiévaux et chevaleresques ? C’est d’abord et avant tout une passion pour l’écrivaine. Elle passe énormément de temps à faire des recherches, parfois longues et pénibles concernant cette période avant même de se lancer dans l’écriture de chacun de ses romans. Ces derniers ne sont donc pas seulement d’ordre fictif mais les faits, décors etc, est sont bel et bien authentiques. Cette authenticité nous rapproche d’une époque à jamais révolue. Grâce au talent artistique de la romancière, elle revit en nous et nous laisse comme en suspens, loin derrière du monde actuel dans lequel nous vivons. De ce fait, Odile Weulersse insiste sur le fait que cette époque de l’histoire française est extrêmement riche et qu’il serait dommage de ne pas la connaître comme il se doit.

« Le Chevalier au Bouclier vert » révèle une histoire d’autant plus typique du Moyen-Âge qu’elle nous attire en nous arrachons du monde moderne morne et routinier. La nostalgie du passé, d’une époque révolue mais qui semble si vraie et si naturelle, est de plus en plus présente dans un monde qui s’envole, à l’opposé, vers la robotisation.

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