Le Misanthrope

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Résumé

Acte I

 

            Alceste, le misanthrope et atrabilaire amoureux qui donne son titre à la pièce, discute vivement avec Philinte, son ami. Alceste est fâché de l’avoir vu se comporter en hypocrite et plus Philinte se défend en invoquant la nécessité de la politesse en société, plus Alceste s’enflamme contre l’humanité, dont le manque de sincérité constant l’afflige. Par ailleurs, on apprend qu’Alceste est engagé dans un procès, pour lequel il a décidé de ne pas prendre de défenseur, mais il affirme être heureux quelle qu’en soit l’issue, car s’il perd, sa vision du monde, selon laquelle l’homme est méchant et injuste, s’en trouvera confirmée. Enfin, on apprend qu’Alceste aime une mondaine, appelée Célimène, qui incarne – Philinte s’empresse de souligner le paradoxe – tout ce qu’il déteste. À cause de cette inclination, Alceste se refuse à des femmes plus conformes à ses idéaux, Éliante « la sincère » et Arsinoé « la prude ».

            Oronte, un jeune marquis, fait irruption. Après s’être livré à des démonstrations d’amitié démesurées à Alceste, il lui demande de bien vouloir lui donner son avis sur un sonnet de sa composition. Alceste essaie d’échapper à l’exercice, car il anticipe ce qui va se passer, mais ce qui doit arriver arrive : Oronte lit son poème, Alceste le trouve mauvais et l’annonce franchement ; Oronte s’en va fâché.

            Philinte essaie de raisonner Alceste, de lui prouver que son comportement est mauvais, mais Alceste refuse de l’écouter.

 

            Acte II

 

            Alceste s’entretient avec Célimène. Il lui reproche de se laisser approcher par tous les hommes qui l’entourent. Célimène n’apprécie pas ces remontrances et le ton s’envenime. Alceste parvient à détendre l’atmosphère, mais quand il s’apprête à poser la question qui lui brûle les lèvres – à savoir si Célimène accepte ou non de l’épouser –, l’entrevue est interrompue par Basque, servant de Célimène, qui annonce l’arrivée d’Acaste, un marquis. Célimène accepte de le recevoir. Alceste est furieux, mais Célimène s’en moque.

            Basque revient et annonce l’arrivée de Clitandre, un autre marquis, qu’Alceste déteste au plus haut point. Il fait mine de s’en aller, mais Célimène, après avoir insisté un peu pour qu’il reste, le laisse faire. Alceste décide finalement de rester, avec la ferme intention d’obtenir un engagement de la part de Célimène – le cas contraire la rupture sera décidée –, tandis qu’entrent non seulement Acaste et Clitandre mais aussi Philinte et Éliante. Les mondains bavardent et Célimène se moque avec esprit de tous les plaisants qui font partie de la Cour. Alceste finit par éclater : il reproche aux autres de flatter chez Célimène un mauvais penchant, de l’inciter à plonger dans la médisance et le mauvais esprit. Célimène ne se laisse pas faire et la nouvelle victime de ses portraits acérés n’est autre qu’Alceste. Une fois encore, le ton monte, et les plus mesurés, Philinte et Éliante, essaient d’apaiser les tensions.

            Basque revient et annonce l’arrivée d’un homme qui veut parler promptement à Alceste. Ce dernier n’y prête pas beaucoup d’importance, mais Célimène dit à Basque de faire entrer l’homme en question. Il s’agit d’un officier de police chargé de mener Alceste au tribunal, où Oronte est allé se plaindre des mauvais traitements que le misanthrope lui a infligés. Alceste, tout en refusant fermement de revenir sur ce qu’il a dit sur le sonnet, accepte de se laisser mener.

 

            Acte III

 

            Clitandre et Acaste, seuls, discutent. L’un veut savoir si l’autre a obtenu des serments fermes de Célimène. Il s’avère que non. Les deux marquis décident que le premier d’entre eux qui obtiendra un engagement de Célimène verra l’autre abandonner aussitôt sa cour auprès d’elle.

            Célimène paraît car elle a entendu un carrosse s’arrêter devant chez elle. Basque lui annonce que c’est Arsinoé qui arrive. Célimène est mécontente et se livre à nouveau à un portrait au vitriol : Arsinoé serait une fausse prude, qui condamne le vice chez les autres simplement car elle n’arrive pas à séduire un homme. En outre, elle serait terriblement jalouse de Célimène, et passerait son temps à la condamner publiquement.

            Arsinoé s’entretient avec Célimène : le dialogue n’est qu’un échange poli et sophistiqué de reproches parfois très violents. Célimène laisse place à Alceste quand elle se rend compte que la discussion n’ira nulle part.

            Après avoir loué les vertus d’Alceste, Arsinoé essaie à nouveau de le séduire. Pour anéantir le pouvoir de sa rivale, elle affirme avoir chez elle une preuve de la déloyauté de Célimène.

 

            Acte IV

 

            Philinte raconte comment s’est déroulé le procès d’Alceste et d’Oronte à Éliante. Alceste n’a réussi à s’en sortir que par une pirouette de langage – il aurait aimé, a-t-il dit, trouver le sonnet meilleur. Philinte enfin laisse entendre qu’il est charmé par Éliante et que si elle n’arrivait pas à se lier à Alceste, il voudrait bien l’épouser.

            Alceste survient justement. Arsinoé lui a montré la preuve qu’elle détient : un billet d’amour destiné à Oronte. Alceste, abattu, déclare à Éliante son intention de l’épouser le plus vite possible pour se venger d’avoir été aussi maltraité.

            Célimène paraît ; Alceste lui reproche violemment son écart. Célimène s’en défend, et prétend que ce billet était destiné à une de ses amies. Ils se querellent longuement, jusqu’à ce qu’ils soient interrompus par Du Bois, le valet d’Alceste.

            Du Bois annonce qu’Alceste doit disparaître au plus vite mais, astuce comique, il tarde à dire pourquoi, et finalement s’avère avoir oublié chez Alceste le billet qui exige ce départ immédiat. Ils sortent tous deux.

           

            Acte V

 

            Bien que Philinte essaie de l’en dissuader,Alceste est résolu à se retirer du monde. Il a perdu son autre procès et son adversaire, soutenu par Oronte, a fait publier un livre abominable qu’on prétend de lui. Il revient chez Célimène pour obtenir son engagement et partir avec elle.

            Quand il va à sa rencontre, Célimène se trouve avec Oronte, qui essaie aussi d’obtenir d’elle un engagement. Les deux hommes lui demandent expressément de choisir. Acculée, Célimène demande à Éliante de venir la défendre, mais celle-ci prend le parti des deux amants : elle aime les gens entiers et francs.

            Acaste et Clitandre font irruption, accompagnés d’Arsinoé, et Célimène bientôt est démasquée : à ces deux prétendants elle a écrit un billet dans lequel elle se donne totalement. Acaste, Clitandre et Oronte, dégoûtés, se retirent. De même pour Arsinoé, quand elle se rend compte qu’Alceste n’a pas plus qu’avant l’intention de se lier à elle. Alceste demande néanmoins à Célimène si elle est prête à le suivre dans sa fuite à la campagne. Après une courte hésitation, elle refuse. Alceste partira seul. Philinte obtient la main d’Éliante, et dit pour finir espérer qu’il parviendra à raisonner son ami et à le faire demeurer à Paris.

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