Le moine

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Résumé

Dans l’Espagne d’autrefois, dominée par l’Église Catholique et l’Inquisition, la foule se presse pour entendre les sermons d’un saint homme, un moine du nom d’Ambrosio. Cet ascète vit dans un monastère et prêche. Nul ne sait d’où il vient car il a été abandonné autrefois à l’entrée de l’austère bâtisse alors qu’il n’était qu’un nourrisson.

Parmi les fidèles qui se pressent pour l’écouter se trouvent Antonia et sa tante Leonella. Antonia est une belle jeune fille dont le grand-père est le marquis de Las Cisternas. Elle est bouleversée par un sermon d’Ambrosio. Dans le même temps, le jeune noble Don Lorenzo fait sa connaissance et tombe éperdument amoureux d’elle. Le jeune homme a une sœur, Agnès, nonne dans le couvent voisin. Ambrosio, qui est son directeur de conscience, intercepte une lettre que la jeune religieuse laisse tomber devant lui. Elle vient de Raymond de Las Cisternas dont elle est amoureuse. Elle confesse à Ambrosio qu’elle est enceinte des œuvres de Raymond. Le prêtre, impitoyable, la livre à la mère supérieure du couvent et à sa justice. Ambrosio retourne ensuite à ses prières et à la méditation, accompagné par un jeune novice nommé Rosario.

Au cours d’une promenade dans le jardin du monastère, Ambrosio est mordu par un serpent. Il est tout près de mourir, mais Rosario le soigne avec un dévouement total, allant jusqu’à sucer le poison hors de la plaie et s’empoisonner lui-même. Cette cure apparemment miraculeuse est pour Rosario l’occasion de révéler son secret : il n’est pas un homme mais une femme. Son vrai nom est Matilda, qui s’avère être amoureuse de l’austère Ambrosio. Ce dernier succombe à la tentation de la chair et s’unit à Matilda malgré ses convictions.

Pendant ce temps, Lorenzo se rend auprès de Raymond de Las Cisternas et lui demande de s’expliquer sur cette lettre et la relation qu’il entretient avec sa sœur Agnès. Raymond lui confie qu’il a rencontré la jeune femme au cours d’un voyage et qu’ils sont tombés amoureux. La tante d’Agnès, jalouse, a décidé d’envoyer sa nièce au couvent. Le couple d’amants a tenté de s’enfuir au cours d’une étrange nuit peuplée de fantômes et d’apparitions, en vain. Agnès se retrouve maintenant enfermée au couvent contre sa volonté. Dans ces circonstances exceptionnelles, Lorenzo demande une dispense au pape afin qu’Agnès soit libérée de ses vœux et autorisée à quitter le couvent. Dans le même temps, il cherche à obtenir la main d’Antonia.

Quant à Ambrosio, loin d’éprouver quelque remords, il découvre les joies de l’amour physique avec Matilda. Celle-ci s’est débarrassée des effets du poison au cours d’un étrange rituel auquel elle s’est livrée dans le cimetière voisin. Mais Ambrosio se lasse vite du corps de Matilda et jette son dévolu sur Antonia. Il veut la posséder. Matilda lui apprend alors qu’elle peut lui faire obtenir les charmes de l’innocente jeune fille grâce à la sorcellerie. Ambrosio est d’abord horrifié mais se laisse finalement bien vite convaincre. Matilda lui confie un rameau magique qui lui permettra d’ouvrir toutes les portes. De leur côté, Raymond et Lorenzo ont la douleur d’apprendre le décès d’Agnès. Cependant, certains indices semblent jeter un doute sur la cause de la mort de la jeune femme.

Ambrosio utilise le rameau ensorcelé pour pénétrer dans la chambre d’Antonia. Il se livre au rituel qui lui permettra d’abuser de la malheureuse sans qu’elle lui résiste. C’est alors qu’Elvira, la mère d’Antonia, entre dans la chambre. Elle menace Ambrosio de tout révéler. Il la tue et retourne au monastère. Le saint homme est devenu un meurtrier. Antonia est écrasée par le chagrin. Quand le fantôme de sa mère lui apparaît, pour lui annoncer sa mort prochaine, Antonia surprise et horrifiée, perd conscience et s’effondre. On appelle Ambrosio afin qu’il exorcise les lieux. Au lieu d’exorcisme, le moine verse un narcotique dans la boisson d’Antonia. Il découvre ensuite que le fantôme n’est autre que la femme de chambre d’Elvira. Après cela, Antonia perd conscience et son sommeil a toute l’apparence de la mort.

Pendant ce temps, Lorenzo est allé chercher un représentant officiel de l’Inquisition qui arrête la mère supérieure pendant une procession. On apprend à ce moment que l’infortunée Agnès a été condamnée par le collège des nonnes à être précipitée dans une oubliette et laissée là pour y mourir. La mère supérieure déclare qu’elle a voulu alléger la peine de la fautive en l’empoisonnant d’abord. La foule qui assistait à la procession, horrifiée, lynche la mère supérieure, et s’apprête à faire subir le même sort aux religieuses qui s’enfuient. C’est au cours de la confusion qui s’ensuit que Lorenzo découvre un passage secret qui le mène dans une oubliette fétide où il trouve sa sœur vivante qui tient dans ses bras le cadavre de son nouveau-né. Plus tard, elle raconte à son frère l’horreur qu’elle a vécue : la mère supérieure ne l’a pas empoisonnée mais seulement droguée afin qu’elle souffre longtemps. Plus tard, elle épousera enfin Raymond de Las Cisternas.

Pendant ce temps, Ambrosio a emmené Antonia endormie dans une crypte. Au réveil de la jeune fille, il abuse d’elle. Quand la pauvre femme tente de s’échapper il la tue sans pitié. L’Inquisition arrête Ambrosio et Matilda. Cette dernière confesse être une sorcière et elle se voit donc condamnée à être brûlée vive. Ambrosio nie tout ; il est alors soumis à la question. Après une première séance de torture il est ramené en son cachot où une vision lui apparaît. C’est Matilda qui l’adjure de renier sa foi en Dieu et de se mettre sous la protection de Lucifer. La peur de la torture le pousse à céder à cette tentation mais il lui en coûtera son âme. Peu importe, tout plutôt qu’être à nouveau livré aux mains des tourmenteurs. Lucifer tient son engagement et le libère. Il l’emmène dans un endroit désolé et lui révèle ceci : Elvira était sa mère ! Antonia était donc sa sœur. Du saint homme qu’il était Ambrosio est devenu un affreux criminel qui a tué et s’est rendu coupable d’inceste. Lucifer lui apprend qu’il guettait son âme, proie de choix, depuis fort longtemps. Il s’empare du moine, l’emmène très haut dans le ciel et le précipite sur les rochers arides. Ambrosio met six jours à mourir, et sera damné pour l’éternité.

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