Le Mystère de la Chambre Jaune

par

Gaston Leroux

Gaston Leroux est un écrivain français né à Paris en 1868 d’un père entrepreneur de travaux publics. Il passe son enfance dans le pays de Caux en Normandie, est pensionnaire au collège d’Eu en Seine-Maritime (comme le héros de ses romans-feuilletons à venir, Rouletabille), puis il obtient son baccalauréat ès lettres à Caen en 1886 avant d’aller étudier le droit à Paris. À dix-huit ans il publie un premier article dans l’hebdomadaire Lutèce où collaborent notamment Paul Verlaine et Jules Laforgue. Dès l’année suivante il fait paraître Le Petit Marchand de pommes de terres frites, une nouvelle, son premier texte de fiction, dans La République française, le quotidien du socialiste Marcel Sembat. En 1889 il obtient sa licence en droit, il prête serment en 1890 et exerce comme avocat en correctionnelle.

En 1891 il devient secrétaire de Robert Charvay, le responsable des échos de L’Écho de Paris auquel il commence à collaborer. Devenu chroniqueur judiciaire, il suivra plusieurs procès importants, notamment ceux des anarchistes poseurs de bombes et celui d’Alfred Dreyfus en 1899. C’est sa relation du procès d’Auguste Vaillant qui lui ouvre les portes du plus important journal de Paris, Le Matin, pour lequel il devient grand reporter en 1901 et voyagera notamment en Espagne et au Maroc. Il suit plusieurs présidents dans leurs déplacements, Félix Faure en Russie en 1897, Émile Loubet en Italie en 1904. Dès 1902, il se prononce contre la peine de mort. Dans Le Matin, il commence également à faire paraître des romans-feuilletons. Le premier, Le Chercheur de trésors, devenu l’année suivante La Double Vie de Théophraste Longuet, commence à y paraître en 1903 ; c’est un exemple des romans fantastiques qu’a écrits Gaston Leroux, avec L’Homme qui revient de loin (1908), le premier des sept romans qu’il donnera à la revue mensuelle Je sais tout ; au Matin il donnera quinze romans-feuilletons.

Entre 1904 et 1906, il parcourt la Russie comme envoyé spécial permanent du Matin, chronique la guerre russo-japonaise et l’insurrection nihiliste. Certains de ses articles seront réunis sous le titre L’Agonie de la Russie blanche. À son retour de Russie, provisoirement brouillé avec le directeur du Matin, il laisse de côté le reportage et se consacre à sa production littéraire. C'est en 1907 que paraît dans le supplément littéraire de L’Illustration, puis en volume l’année suivante, l’œuvre qui va le rendre célèbre. Le point de départ du Mystère de la chambre jaune est l’agression dont est victime Mlle Stangerson dans la fameuse chambre jaune, qui reproduit le dispositif du Double Meurtre dans la rue Morgue de Poe. Toute la question est de savoir comment l’assassin a pu s’enfuir du lieu du crime, toute issue s’avérant inenvisageable. C’est le jeune reporter de dix-huit ans Rouletabille qui va découvrir le fin mot de l’histoire, en raisonnant « par le bon bout de la raison »,...

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Dissertation à propos de Le Mystère de la Chambre Jaune