Le Mystère de la Chambre Jaune

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Des éléments tragiques

Des éléments tragiques : Le tragique est omniprésent dans cette histoire relatant les mystères de la chambre jaune. C'est d'ailleurs ce que le narrateur nous raconte dès les premières pages.

Il nous parle de ces morts tragiques qui ont eu lieu et que tout le monde a oublié, comme toujours à Paris. Nous savons donc que le petit Menaldo a connu une fin dramatique, et que le procès Nayves n'évoque à présent plus rien dans les esprits. C'est une mise en garde sur la faculté des gens à oublier les faits, et ceux qui sont morts sont bien vite effacés de leurs mémoires. Afin de rendre ce sentiment d'effroi présent, on constate l’utilisation d'un champ lexical varié de la peur, de la douleur : « atrocement », « douleur », « cri », « peur », … Ces éléments permettent de mettre le lecteur dans une atmosphère singulière et légèrement angoissante. Dans les comédies tragiques, le spectateur sait que, quoi que les événements montrent, la fin connaîtra au moins un mort. Si ce n'est plus. Ici, il n'y a pas de fin tragique. En effet, il n'y a pas de mort dans cette histoire, mais l'évasion d'un dangereux criminel, celui qui a tenté de tuer Mlle Stangerson.

Là où cet évènement tragique apparait plus, c'est dans l’histoire d'amour impossible de Mlle Stangerson et Ballmeyer puis entre elle et M. Darzac. A l’image de beaucoup de tragédies, on retrouve ce triangle amoureux. C'est par exemple le cas dans le célèbre Bérénice de Racine. La jeune Mathilde rencontre Ballmeyer alors qu'elle est à Philadelphie, mais sous le nom de Jean Roussel. Ils tombent alors amoureux l'un de l'autre mais le père de Mathilde s'oppose à cette union. Ils vont...

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Dissertation à propos de Le Mystère de la Chambre Jaune