Le prince

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Analyse des thèmes

Dans Le Prince, Machiavel aborde plusieurs thèmes. Du premier chapitre jusqu’au neuvième, il parle des différents types de principauté et de la manière dont on y parvient au pouvoir. Il consacre le dixième chapitre aux critères d’évaluation des différents types de gouvernement qu’il vient d’énoncer. Dans le onzième chapitre, il met l’accent sur les principautés ecclésiastiques et soutient qu’elles sont plus aisées à conserver qu’à acquérir vu que leur support est religieux. Le Pape est très puissant à l’époque et celui qui se hisse à la tête d’une principauté ecclésiastique en est le représentant. Son autorité est divine et ses sujets ne peuvent la contester, ils doivent absolument s’y plier tel que l’exige leur foi. Machiavel pense que les princes de ces principautés sont heureux et n’ont pas à fournir beaucoup d’efforts pour se maintenir au pouvoir. Il ajoute qu’il lui est impossible, en tant qu’être humain, de trop s’étendre sur l’autorité de ces princes qui est surhumaine, divine.

Du douzième au quatorzième chapitre, il s’intéresse aux milices, aux soldats mercenaires et à l’attitude des princes face à ces forces. À son époque, les milices sont des troupes levées dans les états afin de renforcer l’armée régulière. Les troupes assurent la défense d’un état. Il en existe trois types : nationales, étrangères et mixtes. Il pense que les troupes étrangères sont inutiles et dangereuses. Tout prince qui fait appel à de telles troupes ne sera jamais vraiment en sécurité car elles ne lui doivent ni honneur ni fidélité. Elles ne sont attirées que par l’appât du gain et leur loyauté va au plus offrant, elle s’achète.

Du quinzième au vingtième chapitre, il parle du comportement d’un prince envers ses sujets notamment des raisons qui peuvent conduire à son adulation ou à sa haine. Pour Machiavel, l’affaire est simple : il est judicieux d’être libéral. Néanmoins, si cette libéralité est poussée à l’extrême, le prince perd tout charisme, il n’est plus craint et passe pour une personne influençable et versatile, un pantin. Un prince doit se montrer cruel s’il est nécessaire. Si cette cruauté est le prix de la soumission et du respect des sujets, elle est justifiée. Il estime que si la cruauté n’est pas utilisée au moment propice et souffre d’un retard suite à une hésitation, les conséquences seront catastrophiques. En effet, si la cruauté est bien employée pour faire exemple de deux ou trois contrevenants, elle découragera les centaines d’autres que le prince devra écraser pour n’avoir pas agi sans délai. Il sera alors perçu comme un tyran alors qu’une prompte action aurait pu convaincre ses administrés de sa justesse. Néanmoins, un prince ne doit pas être impulsif, il doit se donner le temps de la réflexion dans des bornes respectables.

Du vingt-et-unième au vingt-troisième chapitre, il s’intéresse aux critères d’évaluation de la valeur, de la qualité d’un prince. Il s’agit notamment du choix de ses ministres et de son rejet des flatteurs.

Au vingt-quatrième chapitre, il aborde les causes de l’échec des princes d’Italie. La principale cause étant la non-existence d’une milice nationale.

Le vingt-cinquième et dernier chapitre est consacré à l’influence de la fortune, du destin, de la chance sur l’existence des princes et comment est-ce qu’ils peuvent y faire face. Il pense que les princes qui règlent leur vie sur la fortune prennent des risques inconsidérés car tant qu’elle leur reste favorable, tout va bien mais dès qu’elle leur tourne le dos, leur sort est scellé, leur glas a sonné. Tandis que ceux qui règlent leur avis à mesure que le temps passe, subissent moins l’influence de la fortune et sont plus aise à gouverner.

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