Le prince

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Avis critiques sur Le Prince

Le Prince a été, et est d’ailleurs aujourd’hui encore, sujet à de multiples critiques acerbes. Nous ne traitons ici que des plus saillantes. Certains soutiennent que la rigueur du plan initial n’est pas respectée. Ceci est notamment visible au onzième chapitre lorsqu’il introduit la principauté ecclésiastique qu’il était censé énoncer et expliciter aux chapitres précédents, avec les autres types de principauté. Par ailleurs, d’aucuns affirment que Le Prince illustre la tentative peu flatteuse de Machiavel de revenir au centre des affaires à Florence. Ceux-ci pensent que l’auteur du Prince s’est compromis avec les Médicis et à illustrer ce qu’il prône dans son œuvre : la fin justifie les moyens. De plus, Léo-Strauss lui reproche d’avoir focalisé son œuvre sur les actes des hommes dans les périodes de démesure et d’extrême violence. Seulement, pouvait-il seulement en être autrement ? L’expérience des guerres qu’a Machiavel et dont il se sert dans l’écriture de son chef-d’œuvre lui vient des violents tumultes dont il a été témoin au début du XVIe siècle, en Italie. S’il est vrai que nulle œuvre humaine ne peut prétendre à la perfection, il convient aussi de noter que Machiavel a indiqué au début de son traité qu’il ne se voulait pas juge des actions des hommes, encore moins moralisateur des sociétés humaines. Il se considère comme un observateur, un analyste qui partage ses idées et ses expériences. Il n’oblige personne à les suivre.

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Dissertation à propos de Le prince