Le Roman de Renart

par

Divers épisodes

Dansl’introduction du Roman de Renart,l’auteur présente l’histoire qui va suivre comme authentique.

Le prologue qui suit débutepar un parallèle avec la Genèse : Dieu bannit ses enfants Adam et Ève duParadis pour les punir après leur péché, mais il finit par avoir pitié d’eux etleur offre à chacun une baguette magique grâce à laquelle ils pourront fairenaître les animaux. Le goupil naît de la main d’Ève. L’auteur présente alorsles deux personnages principaux : Renart et son oncle le loup Ysengrin, ainsique dame Richeut, femme de Renart, et dame Hersant, femme d’Ysengrin.

Ce prologue se termine surla possibilité qu’a Dieu de donner la parole aux bêtes.

 

« Comment Renart emporta la nuit les bacons d’Ysengrin. »

Très court épisode quiraconte les débuts de Renard qui vole des bacons que son oncle Ysengrin ne veutpartager avec personne, puis fait la sourde oreille lorsque ce dernier clamequ’on l’a volé.

 

« Comment Renart entra dans la ferme de Constant Desnois ; comment ilemporta Chantecler et comment il ne le mangea pas. »

Renart s’introduit dans uneferme pour attraper et manger un coq nommé Chantecler en le faisant chanterpour le distraire ; néanmoins il se fait prendre par les fermiers qui lepoursuivent. Au cours de la poursuite le coq « trompe le trompeur »en l’exhortant à narguer le fermier et ses valets, ce qui le pousse à ouvrir labouche ; le coq peut alors s’échapper. Première défaite du héros.

 

« Comment Berton le Maire fut trompé par Renart, et comment Renart futtrompé par Noiret. »

Cette histoire est unevariante de la précédente : Renart s’introduit chez un avare nommé Bertonle Maire, propriétaire de chapons, gelines et d’un coq nommé Noiret. Renart sefait repérer dans son larcin, et Berton l’attrape avec un « filetenfumé ». Cependant Renart se défend et finit par avoir raison de Berton,qui se jette à ses pieds lorsqu’il comprend qu’il est à la merci du goupil. Ilest contraint d’abandonner son coq Noiret à Renart pour qu’il le laisse vivre.Sur le chemin du retour le coq fait chanter Renart, ce qui lui permet des’échapper de ses mâchoires pour se réfugier dans un arbre.

 

« Comment Tiecelin le corbeau prit un fromage à la vieille, et commentRenart le prit à Tiecelin. »

Il s’agit de l’aventure quia inspiré Jean de La Fontaine. Un corbeau nommé Tiecelin vole un fromage à unevieille femme, puis se pose sur une branche pour le déguster. Renard survient,flatte l’oiseau sur ses qualités de chanteur, et le corbeau finit par selaisser aller à chanter et lâche son fromage. Renart tente alors d’obtenir encoreplus : il prétend être impotent et détester le fromage, et prie Corbeau devenir le retirer de devant lui. Tiecelin s’exécute mais le goupil trop avide seprécipite trop tôt et le manque.

 

« Comment Renart ne put obtenir de la Mésange un baiser de paix. »

Ici Renart essaied’embobiner la Mésange perchée haut en lui demandant un baiser de paix. Méfiante,elle demande au Renart de fermer les yeux et approche un flocon de mousse de sagueule, ce qui entraîne le claquement des mâchoires de Renart sur la mousse.Après cela, Renart aura beau supplier, la Mésange restera sur sa branche.

Des veneurs et desbraconniers étant arrivés, Renart se sauve poursuivi par des chiens. LaMésange, le narguant, dit alors consentir au baiser.

 

« Comment frère convers ne détacha pas les chiens. »

Renart dans sa fuite croiseun « Frère convers » en revenant vers son logis. Il parvient à leconvaincre de ne pas lâcher les lévriers qu’il tient en laisse en prétendantqu’il fait une course avec les autres chiens ; il réussit alors às’échapper.

 

« Comment Renart rencontra le marchand de poisson et eut sa partdes harengs et des anguilles. »

Deux marchands dont lacargaison est remplie de poissons font route dans la forêt. Renart fait mined’être mort et, croyant pouvoir tirer un bon prix de sa pelisse, les marchandsle mettent dans leur charrette. Renart se saisit de son butin et s’enfuit versson logis, où il est accueilli par sa dame et ses fils.

 

« Où l’on voit comment Ysengrin eut envie de se convertir, et futordonné moine de Tyron. »

Son compère Ysengrin flairela bonne odeur des anguilles et des harengs dans le foyer de Renart. Il le pried’ouvrir sa porte, mais ce dernier lui joue un tour : il prétend être avecdes moines, et que seul un converti peut accéder à ce repas. Le loup accepteimmédiatement la conversion, et Renart lui fait une tonsure ridicule.

 

« Où l’on verra comment Renart conduisit son compère à la pêche auxanguilles. »

Renart conduit ensuiteYsengrin à « un vivier ». Il fait croire au loup qu’il y a despoissons sous la glace, et attache un seau à sa queue pour qu’il fasse bonnepêche. Évidemment le loup reste coincé dans la glace qui se reforme autour desa queue, et lorsque Constant Desnois part pour la chasse, Renart s’enfuit enlaissant Ysengrin à son sort et en se gaussant de lui. Constant donne un coupde glaive au loup qui dévie et lui coupe la queue, et Ysengrin parvient às’enfuir ainsi mutilé.

 

« Comment Renart trouva la boîte aux oublies, et comment Primaut, ordonnéprêtre, voulut sonner les cloches et chanter la messe : ce que lon estima fortétrange. »

Renart croise Primaut, lefrère d’Ysengrin, et l’invite à festoyer dans la hune inoccupée d’un moine. Levin fait tourner la tête à Primaut, qui veut alors chanter la messe. Renart luifait une tonsure, l’enchasuble et l’amène à l’église avant de le laisser là enprise aux moines qui l’attaquent. Primaut s’enfuit et voit Renart qui l’attenden larmoyant et qui prétend avoir été contraint de l’abandonner. Aussi ilsrestent amis et Renart propose d’aller vendre les nouveaux vêtements de Primautà la foire.


« Comment Renart et Primautallèrent à la foire, et du bon marché qu’ils firent en chemin. »

Primaut troque avec unprêtre ses nouveaux habits contre un oison, puis s’en va sans partager avecRenart, au grand dam de ce dernier.

 

« Comment l’oison ne demeura pas à qui l’avait acheté, et commentPrimaut ne put attendrir Mouflart le vautour. »

Le vautour Mouflart happedans ses serres l’oison des mains de Primaut et le mange perché en sûreté sanstenir compte des supplications de ce dernier.

 

« Comment Renart eut vengeance de Primaut, et comment il le fitbattre par les harengers. »

Renart voit des marchandarriver, il fait le mort et ces derniers le ramasse pour sa fourrure et lemettent dans leur cargaison de harengs. Le goupil s’empiffre puis fuit en lesnarguant. Il croise ensuite Primaut repentant, et lui suggère le mêmestratagème. Sauf que les marchands sont sur leur garde et battent le loup quijoue le mort, jusqu’à ce que ce dernier s’échappe juste à temps.

 

« Comment Renart conduisit Primaut dans le lardier du vilain, et cequi en résulta pour le vilain et pour lui. »

Renart entraîne Primautdans la maison d’un paysan pour y dévorer ses bacons. Seulement le loup se gavetellement qu’il reste coincé dans l’ouverture alors qu’il essaie de sortir, et lesvilains arrivent. Mais il finit par s’échapper en emportant un morceau de chairde la cuisse d’un paysan que Renart se refuse à goûter par crainte d’êtresouillé.

 

« Comment Primaut fut à nouveau gabé par Renart, et comment il fut,par beau miracle, retenu sur la tombe d’un saint martyr. »

Renart propose à Primautd’aller chercher des oies normalement gardées par un seul paysan. C’est encoreune ruse pour l’amusement du goupil, et Primaut se fait attaquer par seschiens. Il se retourne alors contre Renart, et l’accuse de tout ce qui lui estarrivé. Mais le coquin prétend être innocent, si bien que le loup se met àréfléchir, puis finit par vouloir jurer sur de saintes reliques qu’il negardera plus rancœur à son compère. Renart l’amène devant un piège dissimuléqu’il présente à Primaut comme étant une relique sacrée, et le piège se refermesur la patte du loup pendant qu’il déclame. Renart s’en va en arguant que ceserait contre la volonté de dieu que de l’aider à se libérer, et l’auteur noussignale qu’on entendra plus parler de Primaut à l’avenir et que personne nesait ce qu’il est devenu après cet événement.

 

« Comment Tybert prit les soudées de Renart, et comme il en cuit des’attaquer à un vieux chat. »

Renart recrute des hommesd’armes pour préparer une guerre contre Ysengrin. Il rencontre Tybert le chatet l’engage. Prenant pour prétexte de vouloir tester son habileté à cheval,Renart demande à Tybert de s’élancer le long de la lisière de la forêt, ayantvu un collet dissimulé à cet endroit. Mais le chat l’esquive à chaque fois.C’est alors que des chasseurs déboulent, et dans sa précipitation c’est Renartqui se coince la patte dans le collet ; il réussit à s’enfuir de justesse maisconserve de son aventure quantité de meurtrissures.

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