Le siècle de Louis XIV

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Résumé

Sorti en 1751, l’œuvre de Voltaire intitulée « Le Siècle de Louis XIV » n’a pas pour objectif unique de détailler l’existence du Roi-Soleil. En effet, son auteur entend, selon ses mots, « peindre à la postérité (…) l’esprit des hommes dans le siècle le plus éclairé qui fut jamais. »

Pour Voltaire, des quatre siècles brillant par les arts dans l’histoire de l’Humanité, il considère celui de Louis XIV comme le plus approchant de la perfection. Son œuvre parle beaucoup des batailles qui livrées à cette époque par ce roi dont le règne commença alors qu’il avait à peine cinq ans.

Il y est également question des séditions qui eurent lieu alors que le roi était encore mineur, le cardinal Mazarin n’y ayant pas été étranger. Au retour du roi à Paris, à la demande du peuple, il assied son pouvoir au parlement et la mort de Mazarin lui permet de gouverner par lui-même. Il peut ainsi mettre de l’ordre dans les domaines artistiques, financiers et militaires, asseoir son autorité dans le continent européen, et se faire craindre par la suite jusqu’en dehors de ce continent.

Doté de puissance militaire, le roi ne peut pourtant pas faire en sorte de faire recouvrer à son allié Jacques, roi d’Angleterre, le royaume que le prince d’Orange s’est approprié, devenant Guillaume III.

Et dans les guerres où l’on perçoit toujours l’opposition entre Louis XIV et Guillaume III, les victoires et les défaites ne manquent pas, suivies d’ailleurs de déficits considérés comme universels.

Les périodes de paix comme celle de Rysvick, acceptée par Louis XIV avec une facilité et un relâchement de ses droits, furent utiles pour la reconstruction mais il faut aussi y voir une lassitude de sa part, à l’encontre de la guerre.

D’ailleurs, malgré la guerre pour la succession en Espagne, Louis XIV ne brille plus que par son retrait et son éloignement, devenu âgé. Néanmoins, Louis XIV ne fut pas uniquement brillant pour sa diplomatie ou sa politique de guerre impitoyable comme lors de l’incendie du Palatinat pour empêcher les ennemis d’y subsister.

Evidemment, on pourrait se souvenir de lui comme ayant eu un règne rempli de victoires, dues à des armées redoutables, suivies néanmoins de pertes, comme pour Namur ou Saint-Domingue.

Mais il s’agit également d’un monarque qui sut fortifier et embellir son royaume. Excellant dans des domaines comme les beaux-arts ou encore les sciences, malgré ses amours qu’on pouvait désapprouver.

C’est sous le siècle de Louis XIV que les chimères et superstitions commencent à faire place aux vérités acquises par l’expérimentation. A la demande de Colbert, jaloux des progrès scientifiques des Anglais, Louis XIV ordonne l’établissement d’une académie des sciences.

Ainsi, la France peut s’attribuer les mérites de la détermination de la vitesse des rayons solaires par le biais de Roëmer qu’on fit venir du Danemark, de la découverte de l’anneau et un des satellites de Saturne, (…) les vrais principes de la régularité (…) des mouvements des horloges à pendule via Huygens venu de Hollande, et de la découverte des quatre satellites de Saturne, par Cassini venu d’Italie.

D’ailleurs, d’autres domaines comme la vraie physique, la chimie, l’astronomie, la médecine ou encore la géographie connaissent un véritable essor. C’est également sous Louis XIV que naissent et se développent les journaux.

Avec, l’Académie des belles-lettres il ne s’agit plus uniquement de faire connaître les œuvres du roi, mais également de dissiper des erreurs.

Ainsi, on put chasser l’ignorance de l’esprit humain par les lumières. Cela ne permit pas à la France d’être supérieure aux autres pays mais l’épurement et la fixation du langage, parvinrent à faire des Français les plus grands orateurs, ce qui fut également l’amorçage de l’évolution des domaines littéraires.

On peut également noter l’avancement de la musique parmi les progrès de l’art. C’est  ainsi qu’on inventa l’art de noter la danse alors que le règne du Roi-Soleil allait vers sa fin. Par ailleurs, le domaine de l’architecture profita également de cette période, tandis que les peintres s’amélioraient considérablement et que la sculpture était le domaine où excellait réellement la France, avec la chirurgie.

D’autres domaines sont également cités dans l’œuvre comme les médailles, graver les pierres précieuses ou encore la reproduction de tableaux et l’auteur ne manque d’ailleurs pas de consacrer un chapitre entier aux beaux-arts du continent européen pour, selon lui, rendre justice à tous les grands hommes qui ont (…) illustré leur patrie.

Mis à part les derniers chapitres où il est question de religion, abordant les affaires ecclésiastiques, le calvinisme, le jansénisme ainsi que le quiétisme et le bannissement du christianisme en Chine, l’auteur relate aussi des particularités et des anecdotes sur la vie de Louis XIV. Lors de ces passages, on peut prendre connaissance, entre autres, des amours de ce monarque.

En outre, il est question dans cette œuvre de l’excellente administration du grand mécène de tous les arts, Colbert, grâce à qui les finances du pays se portent mieux, même si les périodes de guerre pouvaient affaiblir les ressources.

Ce fut possible par l’arrêt des pillages et des abus, ainsi que par la simplification de la recette. D’ailleurs, il fut également question de grandes réformes. Néanmoins, on pourrait reprocher certaines choses à ce ministre comme la négligence de la culture.

L’auteur concède pourtant qu’il s’agit d’une tâche difficile que de s’occuper des finances et c’est ainsi qu’à la mort de Colbert, son successeur le Pelletier aura du mal à assurer la relève, malgré son bon et juste caractère surtout au moment où il fallut affronter la ligue d’Augsbourg.

Malgré plusieurs mesures, les états des finances furent quelque peu instables suite à certaines fautes mentionnées par l’auteur et surtout à cause de la guerre. Toutefois, l’auteur ne manque pas de souligner que la France finit par aller de l’avant.

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