Leçons d’éthique

par

L’étude de la nature de l’Homme

Un des thèmes les plus prégnants de ce rassemblement de discours est la nature de l’homme, ainsi que ses capacités, et l’importance de la liberté. En effet, l’étude de la nature de l’homme s’axera majoritairement sur l’apprentissage et l’autonomie, qui doivent naître d’un exercice à bon escient de la liberté.

Kant dans ces enseignements prend garde à ce que les étudiants conservent une grande marge, et donc une liberté certaine, pour pouvoir toujours remettre en question ce qu’on leur propose, et donc les inciter à penser par eux-mêmes. La liberté est donc le point central de la philosophie et de l’apprentissage : c’est la condition préalable, la condition requise pour progresser.

L’homme doit donc veiller à cultiver la liberté de son esprit afin de toujours réfléchir de façon indépendante des autres, c’est en cela que l’homme reste proche de sa nature de base : à l’état naturel, l’Homme ne subit aucune contrainte, il est absolument libre, il doit rester très libre selon Kant. Il étudie donc la nature de l’homme, et s’interroge sur ce qui fait l’être humain, ses éléments, sa condition.

L'éthique constitue ce questionnement de ce qui fait de l’Homme ce qu’il est, notamment en étudiant ses manières de réfléchir et d’agir, sa morale, qu’elle soit religieuse ou non, ses valeurs comme la distinction du bien et du mal, et ce qui fait l’homme dans la vie en société, son rapport à autrui. Il évoque les choix, l’égoïsme, le liant de la société et ce qui peut le menacer dans les comportements de chacun.

La compréhension de la loi éthique doit permettre à l’homme de l’assimiler et de distinguer ce qui fait de l’homme un être digne et qu’il faut respecter : « Une personne ne peut pas être une propriété, et donc ne peut pas être une chose que l’on possède, car il est impossible d’être à la fois une personne et une chose, un propriétaire et une propriété. » Ainsi est conçue la relation avec autrui. Quand il écrit : « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, toujours comme un fin et jamais simplement comme un moyen », Kant invite l’homme à garder toujours à l’esprit la fin qu’est l’humanité.

Kant souligne également que la nature de l’homme doit s’analyser dans les liens qu’a l’individu avec lui-même. Cette étude de l’Homme et de sa nature, par l’éthique et les différents concepts qu’elle entraîne, permet à l’auteur de dégager ce qu’il voit dans l’homme, ses capacités, ses limites et les façons qu’il a d’exploiter tout ce qu’il peut et de façonner sa pensée propre.

Selon l’auteur, il est dans la nature de l’homme d’ignorer partiellement ou totalement tout ce qu’il est capable d’accomplir, car sauf s’il y a beaucoup travaillé, son jugement sera toujours faussé, soit par une estime de soi trop importante, soit par une estime de soi qui ne l’est pas assez. Par la leçon d’éthique, le philosophe expose ce qu’il voit dans l’homme, la voie qu’il devrait emprunter selon lui, tout en admettant qu’il est de la nature de l’Homme que chacun soit totalement différent et que dresser des généralités est impossible si l’on veut qu’elles soient exactes. Ainsi, il dépendra de chacun de suivre telle ou telle voie, allant vers celle qui a sa préférence : l’éthique pure ou la facilité, ce qui n’est que la plus simple et stricte des manières d’exercer sa liberté.

L’homme est infiniment divers, chacun est unique, et aucune notion, aucune norme n’est capable d’englober l’être humain dans sa diversité la plus totale, si ce n’est la nature.

C’est en cela que Kant voit dans l’éthique absolue et parfaite une valeur qui réside en dehors de la nature humaine.

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