Leçons d’éthique

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Le rejet de l’éthique indulgente

Kant présente, à côté de l’éthique rigoureuse, l’éthique indulgente. Bien qu’il ne lui trouve pas que des défauts, il lui préfère largement l’autre forme d’éthique et a donc tendance à rejeter l’éthique indulgente. Cette éthique, présentée et définie comme « compréhensive » – parce qu’elle s’adapte à l’homme et lui pardonne ses méfaits, ses défauts, le fait qu’il ne soit pas au meilleur de ce qu’il pourrait être – est bien loin des idéaux que prône le philosophe : « L'éthique peut proposer des lois de moralité qui sont indulgentes et qui s'ordonnent aux faiblesses de la nature humaine, et ainsi elle s'accommode à cette nature en ne demandant rien de plus à l'homme que ce qu'il est en mesure d'accomplir. »

Cette éthique indulgente voit l’homme tel qu’il est et l’accepte ainsi, ce qui lui permet de présenter une large vision de l’humanité, dans tous ses éléments, quand l’éthique rigoureuse rejettera en bloc et ne prêtera guère attention à tous ceux qui n’en suivent pas la voie stricte.

Elle se présente donc comme à caractère plus humain et doux, ce qui peut sembler bon dans un sens ; ce que Kant lui reproche, c’est qu’elle soit « la corruption de la mesure de perfection de l’humanité. » Kant estime ainsi qu’elle corrompt, au sens où elle décourage la recherche de perfection de l’être humain ; elle corrompt donc les meilleures velléités, les valeurs les plus pures.

En effet, elle semble si peu stricte qu’elle apparaît comme dévoyée face à l’éthique rigoureuse qui apparaît comme droite, inflexible,...

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