Les Dieux ont soif

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Le fanatisme et la terreur

Dans Les Dieux ont soif, le fanatisme doit être analysé sous deux points de vue : celui de ceux qui le subissent et le craignent, et celui de ceux qui en font une règle de conduite. Au nombre des personnages qui subissent à tort ou à raison les revers de la Révolution et de la Terreur, nous pouvons citer Maurice Brotteaux, le Père Louis Longuemare ou même la citoyenne Rochemaure. Ils sont de ceux-là, aristocrates et religieux dont la fortune a changé en pire depuis la chute de la monarchie. Et même s’ils s’en sont accommodés de diverses façons, ils vivent dans la crainte d’être persécutés pour les idéaux qu’ils défendent, pour leur croyance ou leurs relations avec les étrangers. Bien qu’aucun d’entre eux ne veuille de mal à la République, ils seront tour à tour poursuivis, recherchés, arrêtés et jugés en tant que ses ennemis

         « Les progrès de la Révolution m’ôtèrent tous mes élèves et je ne pouvais toucher ma pension faute d’avoir le certificat de civisme exigé par la loi. [...] Il m’interrogea sur mon état. Je lui dis que j’étais prêtre [...] Il tint parole et c’est en conclusion de son enquête que deux commissaires du Comité de sûreté générale de Picpus, assistés de la force armée, se présentèrent à mon logis en mon absence pour me conduire en prison. Je ne sais de quel crime on m’accuse. »...

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